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L’assurance-emploi, grande absente de la campagne électorale

Des affiches « Nous embauchons » sur la porte d'un commerce.

Le manque de main-d'oeuvre.

Photo : Radio-Canada / Simon Rail-Laplante

Radio-Canada

À quelques heures des élections fédérales, des intervenants au Nouveau-Brunswick déplorent le peu d’attention accordé en un mois de campagne au programme d’assurance-emploi.

Dans la Péninsule acadienne, l'industrie de la pêche est, entre autres, depuis longtemps concernée. D’aucuns estiment maintenant que le système actuel pénalise à son tour l’industrie touristique.

Après une saison touristique marquée par la fermeture des frontières du Nouveau-Brunswick aux résidents de l’extérieur de l’Atlantique en 2020, l’été 2021 s’annonçait beaucoup plus prometteur.

Pourtant, pour plusieurs commerçants, cette saison touristique a dû être écourtée. C’est le cas de Steve Bezeau, propriétaire de La terrasse à Steve, à Miscou.

Ma situation à moi, c'est "dégueulasse". Je ne peux pas trouver de main-d'œuvre! J'ai fermé le 29 août, se désole-t-il.

Marco Plourde, propriétaire du Motel Colibri, à Caraquet, blâme l'assurance-emploi.

On a vu souvent des gens venir pour juste finir leurs heures. Ça fait que ce n'est pas toujours évident de composer avec ce style de gens là, raille-t-il.

« Système tout croche »

Bernard Thériault assis dans un bureau devant une grande fenêtre.

Bernard Thériault, maire de Caraquet.

Photo : Radio-Canada

Bernard Thériault, ministre provincial des Pêches de 1994 à 1997, aujourd’hui maire de Caraquet, dénonce une culture et un système tout croche.

Ce qu’il appelle la culture de l'assurance-emploi dans l’industrie de la pêche affecte maintenant le secteur du tourisme, déclare-t-il.

M. Thériault affirme qu’il y avait dans la région une quarantaine d’employés [...] qui n'avaient pas de travail entre le mois de juillet et le mois d'août, mais parce qu'ils sont engagés à travers des programmes fédéraux pour une usine, ils étaient obligés de rester à Caraquet à rien faire quand toute la ville manquait d'employés.

Ils auraient pu aller travailler dans des restaurants, des commerces, mais la loi ne le leur permet pas, poursuit-il.

Il faut remédier à ce problème-là en changeant la culture de l'assurance-chômage. Et changer la culture, pas seulement le travailleur. Il va falloir que ces gens-là soient payés de façon convenable, dit Bernard Thériault.

Dans la circonscription d’Acadie—Bathurst, il semble y avoir peu de suspense électoral. Les libéraux mènent la campagne selon dernières projections. Les électeurs y retiennent plutôt leur souffle pour ce qui se passera à l’échelle nationale, dans l’attente de voir comment le gouvernement s'attaquera à l'enjeu de l'assurance-emploi.

D’après le reportage de Maude Montembeault

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