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Winnipeg consulte le public pour rendre ses rues plus sécuritaires

Rebecca Peterniak est debout devant un kiosque d’information de la Ville de Winnipeg. Elle sourit, le visage au soleil.

« En 2019, le conseil municipal a alloué 2 millions de dollars pour améliorer la sécurité routière. Une partie de ce budget a été utilisée pour les consultations avec le public, et une autre portion pourra servir à mettre en œuvre certaines initiatives », explique Rebecca Peterniak, ingénieure de la circulation routière pour la Ville de Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Zoé Le Gallic-Massie

Zoé Le Gallic-Massie

Revoir la visibilité de la signalisation, augmenter le nombre de passages pour piétons, moderniser l’infrastructure cyclable : voilà certaines des idées de Winnipeg pour améliorer la sécurité de ses routes. La Ville consulte en ce moment les résidents sur le sujet.

Des employés municipaux ont installé un kiosque dans un quartier du centre-ville, samedi, dans le cadre de cette initiative visant à écouter les Winnipégois. Depuis le 11 septembre, ils partent ainsi à la rencontre des citoyens pour leur présenter la troisième phase du plan d’action stratégique pour la sécurité routière de Winnipeg.

À la fin des rencontres publiques, une équipe collectera toutes les rétroactions et développera un plan d’action à présenter aux conseillers municipaux, explique Rebecca Peterniak, ingénieure de la circulation routière pour la Ville de Winnipeg.

La Ville se donne cinq ans pour mettre en place une panoplie de mesures afin de renforcer la sécurité routière.

Winnipeg veut par exemple interdire les virages à droite aux feux rouges à certains endroits et instaurer des limites de 30 et 40 km/h dans certaines rues résidentielles.

Son objectif est de réduire de 20 % les collisions entraînant la mort ou des blessures graves, d’ici 2026.

Je pense que nous avançons dans la bonne direction. Nous entendons des commentaires de cyclistes et de piétons et ils appuient les actions que nous proposons, affirme Rebecca Peterniak.

Selon le site Internet de la Ville, les consultations sur le plan d’action ont débuté en septembre 2020. L’association Winnipeg Trails a d'ailleurs été consultée plusieurs fois pendant le processus. Son directeur général, Anders Swanson, attend cependant de voir des résultats concrets.

Anders Swanson porte une casquette et sourit.

Anders Swanson, directeur général de l’association Winnipeg Trails.

Photo : Radio-Canada

Bien sûr qu’il faut moderniser l'infrastructure cyclable, nous aurions dû le faire il y a 20 ans, même 40 ans, affirme Anders Swanson.

Avoir une stratégie, c’est une bonne étape, mais on a manqué l’étape d’admettre qu’il y a un problème. [...] Il faut commencer par dire "pardon" aux citoyens, dit-il. Il estime aussi que d'autres consultations sont devenues inutiles et que la Ville doit maintenant passer à l'action.

Quelle est la grosseur de ton tuyau d'égout? Tu ne sais pas. Tout ce que tu veux, c’est de l’eau fraîche. C’est la même chose avec l’infrastructure cyclable. Il faut voir des résultats, pas nécessairement faire des consultations.

Une citation de :Anders Swanson, directeur général de l’association Winnipeg Trails

Elaine Dukuly est l’une de ces personnes qui ont rencontré les employés de la Ville de Winnipeg lors de leurs consultations publiques. Elle a aussi répondu au sondage en ligne et elle espère que de nombreux Winnipégois le rempliront.

Elaine Dukuly sourit debout à l’intérieur d’un kiosque situé à l’extérieur.

Elaine Dukuly, qui a répondu au sondage de la Ville de Winnipeg pour améliorer la sécurité routière, croit qu’il était assez complet.

Photo : Radio-Canada / Zoé Le Gallic-Massie

Cette mère de trois enfants vit dans la capitale manitobaine depuis plusieurs années. Deux de ses filles ont été victimes d’accidents de vélo, notamment en raison du piètre état des routes.

Sa fille de 15 ans, Miatta, qui se rendait à l'école à vélo, est tombée et s’est cassé des dents parce que la chaussée était en mauvais état.

Elaine Dukuly estime que si les routes étaient mieux aménagées, cet accident ne se serait pas produit.

Les Winnipégois peuvent se prononcer sur le sujet jusqu'au 30 septembre en remplissant le sondage en ligne (Nouvelle fenêtre).

La dernière consultation en personne aura lieu le 23 septembre au True North Square, de 11 h 30 à 13 h 30.

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