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La cheffe des verts, Annamie Paul, en visite en Colombie-Britannique

Annamie Paul fait un discours.

Annamie Paul lors de son passage à Charlottetown, mardi

Photo : Radio-Canada / Gabrielle Drumond

Radio-Canada

La cheffe du Parti vert, Annamie Paul, s’est rendue à Victoria, en Colombie-Britannique, samedi pour participer à un événement de campagne. Elle y a rejoint deux députés verts locaux, soit l'ancienne cheffe Elizabeth May et Paul Manly.

Mme Paul a profité de l’occasion pour faire un discours aux électeurs de la Colombie-Britannique, qui est la province où le Parti vert a connu le plus de succès.

La cheffe a ainsi quitté sa circonscription de Toronto, où elle a principalement fait campagne depuis le début des élections afin de maximiser ses chances d'être élue à la Chambre des communes lundi.

Étant donné ce que la Colombie-Britannique a signifié et continue de signifier pour le Parti vert, il était très important pour nous de faire tout ce que nous pouvons, même dans ces derniers jours de la campagne, pour venir ici et soutenir nos fantastiques candidats, a déclaré Mme Paul aux médias.

210 milliards de nouvelles dépenses sur cinq ans

Le Parti vert a aussi dévoilé son cadre financier et les dépenses qu’il prévoit faire s’il est élu lundi prochain. La plateforme électorale du parti prévoit 210 milliards de dollars de nouvelles dépenses sur cinq ans.

Outre un revenu universel garanti, dont le coût n’a pas été estimé, le parti de la cheffe Annamie Paul s’engage à mettre en œuvre de nouveaux programmes sociaux. Il propose notamment une réforme des soins de longue durée (pour 68,5 milliards de dollars) et un nouveau programme d’assurance médicaments (évalué à 38,5 milliards de dollars).

Malgré le coût important de ces promesses pour les cinq prochaines années, le cadre financier du Parti vert ne prévoit pas de retour à l’équilibre budgétaire avant cette date. Les verts affirment cependant que leur plan fiscal permettra de réduire le déficit nominal à moins de 30 milliards par année, si l’économie continue de croître.

Mais le cadre financier des verts n’a été rendu public qu’au dernier jour de la campagne électorale, et seulement 20 minutes avant l’allocution de Mme Paul en Colombie-Britannique.

Vérifications du directeur parlementaire du budget

Le parti de Mme Paul prévoit payer ses nouveaux programmes en imposant une nouvelle taxe de 0,5 % sur toutes les transactions financières au Canada. Selon le directeur parlementaire du budget (DPB), cette taxe rapporterait 146 milliards de dollars en cinq ans au Trésor public.

Le document d’évaluation des coûts fourni par le Parti vert et le DPB ne peut pas estimer la partie la plus substantielle des promesses des verts, soit le revenu universel garanti, ce qui soulève certaines questions quant à l’objectif d’un déficit annuel de 30 milliards de dollars.

Le DPB a néanmoins pu chiffrer d’autres promesses du parti de Mme Paul, comme l’annulation des dettes d’études et l’éducation postsecondaire gratuite pour tous les Canadiens, dont le coût est évalué à 66 milliards sur cinq ans.

Aussi, le financement du programme de garde d’enfants et d’éducation préscolaire proposé par les verts s’élèverait à 10,6 milliards de dollars sur cinq ans.

Le Fonds vert pour le climat, lui, coûterait 9,2 milliards pour la même période.

Le directeur parlementaire du budget indique aussi que le parti éliminerait les déductions fiscales et les incitatifs pour le secteur pétrolier et gazier. Cette mesure rapporterait 11,7 milliards de dollars sur cinq ans dans les coffres du gouvernement.

Une mise en œuvre sans échéancier

Le Parti vert affirme que l’assurance médicaments, le revenu universel garanti et la gratuité scolaire seront liés aux perspectives économiques futures du Canada, sans fixer d’échéancier. Ils seraient rendus possibles par les recettes supplémentaires attendues grâce à des mesures d’augmentation d’impôts, lorsque les conditions le permettront.

Les changements de politique proposés dans le programme du Parti vert du Canada seront mis en œuvre au fil du temps d’une manière qui ne compromettra pas la viabilité financière des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, peut-on lire dans le cadre financier.

Avec les informations de CBC

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