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Élections fédérales : une « course à trois » difficile à prédire, en C.-B.

De gauche à droite : le chef du Parti libéral, Justin Trudeau, le chef du NPD, Jagmeet Singh, et le chef du Parti conservateur, Erin O'Toole, au débat en anglais.

En Colombie-Britannique, le Parti libéral, le Nouveau Parti démocratique et le Parti conservateur sont engagés dans une course à trois, selon plusieurs observateurs.

Photo : (Adrian Wyld/The Canadian Press)

À deux jours du scrutin, une véritable « course à trois » semble se dessiner en Colombie-Britannique, dont une partie des 42 circonscriptions sont chaudement disputées par les trois principaux partis fédéraux.

Puisque les libéraux et les conservateurs sont au coude-à-coude dans les intentions de vote au niveau national, des analystes croient que le choix des électeurs de la province de l’Ouest pourrait être décisif dans le résultat final des élections du 20 septembre.

On le dit à chaque fois, mais peut-être que cette fois-ci sera la bonne, blague l’observateur politique et professeur d’histoire à l’Université Simon Fraser, Nicolas Kenny. Peut-être que les autres parties du pays qui auront voté avant nous devront attendre nos résultats.

Le dépouillement des bulletins de vote britanno-colombiens commencera après la fermeture des bureaux de scrutin à 19 h, heure du Pacifique.

Le comptage sera alors bien enclenché dans l’est du pays, ce qui avait permis à Radio-Canada, lors des élections de 2019, d’annoncer l’élection d’un gouvernement libéral minoritaire dès 22 h 21, heure de l'Est (19 h 21, en Colombie-Britannique), sans tenir compte, ou presque, des votes de la province.

Selon les résultats des différents partis en Ontario et au Québec, Vancouver et ses banlieues, avec leur vingtaine de circonscriptions, pourraient faire une différence importante cette année.

Il y a beaucoup de courses à trois qui sont complètement imprévisibles, dit Nicolas Kenny.

À la dissolution, les députés conservateurs plus nombreux

À la dissolution du Parlement, le Parti conservateur (PCC) détenait 17 sièges en Colombie-Britannique, principalement dans la vallée du Fraser et dans l’Intérieur, mais aussi en banlieue de Vancouver.

Le Parti libéral (PLC) et le Nouveau Parti démocratique (NPD) détenaient chacun 11 sièges. Les premiers, dans Vancouver même et ses banlieues, et les seconds, principalement dans la métropole et sur l’île de Vancouver.

Le Parti vert, quant à lui, détenait deux circonscriptions, toutes deux sur l’île.

Si on part du principe que la moyenne des sondages est non biaisée et correcte, c’est une course à trois, affirme l'analyste politique et fondateur du blogue Too close to call/Si la tendance se maintient, Bryan Breguet.

Des circonscriptions comme Port Moody-Coquitlam, Coquitlam-Port Coquitlam ou encore Burnaby-Nord-Seymour, par exemple, pourraient être gagnées tant par le PLC que le PCC ou le NPD, selon les sondages.

C’est assez unique, dit Bryan Breguet.

Les 42 sièges de la Colombie-Britannique, sur 338 dans tout le pays, pèsent particulièrement lourd dans la balance pour le NPD, dont presque la moitié des députés (11 sur 24) venaient de la province de l’Ouest dans le dernier parlement, ajoute M. Breguet.

C’est le cas aussi du Parti vert, qui depuis la défection au PLC de la députée de Fredericton, Jenica Atwin, ne détient plus aucune circonscription hors de la Colombie-Britannique.

Un terreau fertile pour le Parti populaire?

Des sondages dans les dernières semaines ont montré que le Parti populaire du Canada (PPC) pourrait obtenir un pourcentage significatif du vote dans certaines régions de la province, comme l’intérieur ou la vallée du Fraser, indique Bryan Breguet.

Il y a un électorat qui ne veut pas des mesures sanitaires, qui ne veut pas se faire vacciner, et le PPC est devenu le parti de ce groupe d’électeurs fâchés.

Une citation de :Bryan Breguet, analyste politique et fondateur du blogue « Too close to call/Si la tendance se maintient »

De là à convertir ces votes en sièges, le pas est probablement trop grand, croit-il toutefois.

Bryan Breguet rappelle cependant que des partis plus à droite de l’échiquier politique que le PCC actuel, comme le Reform Party et l’Alliance canadienne, ont dominé, en Colombie-Britannique, lors des élections fédérales des années 1990 et en 2000.

Pour le moment, c’est très difficile de savoir ce que représente le poids exact du Parti populaire, parce que les sondages vont dans toutes les directions, fait valoir le professeur de sciences politiques au campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta, Frédéric Boily.

Le parti de Maxime Bernier pourrait toutefois brouiller les cartes dans des circonscriptions où le Parti conservateur l’a remporté de justesse en 2019, ajoute-t-il.

Avec des informations de l'émission Panorama

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