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Les infirmières du Manitoba veulent un engagement du prochain dirigeant conservateur

Des personnes avec un lit placé derrière Darlene Jackson qui parle dans des micros.

La présidente du Syndicat des infirmières et infirmiers du Manitoba, Darlene Jackson, et quelques personnes lors du rassemblement vendredi sur les marches de l'assemblée législative du Manitoba.

Photo :  CBC / Trevor Brine

Radio-Canada

Le Syndicat des infirmières et infirmiers du Manitoba a demandé aux candidats à la course à la direction du Parti progressiste-conservateur du Manitoba de s’engager à travailler avec l’organisation en tant que premier ministre pour régler les dossiers urgents.

La présidente du Syndicat Darlene Jackson a tenté d’obtenir cet engagement lors d’un rassemblement vendredi sur les marches de l’assemblée législative du Manitoba. La mobilisation s'inscrivait dans le cadre de la journée nationale d'action organisée par les infirmières de tout le pays pour dénoncer leurs conditions de travail.  

Au nombre des priorités évoquées portées à l'attention des candidats, il s’agit de pourvoir aux postes vacants, de recruter des infirmières et des infirmiers et d’être plus ouverts et plus honnêtes avec le public au sujet des défis auxquels font face les infirmières et les infirmiers. 

Son syndicat a fait monter un lit vide jusqu'au sommet des marches de l'assemblée législative, pour souligner le fait qu'un lit d'hôpital seul ne sert à rien sans le personnel pour s'occuper des patients.

À la fin du mois de juillet, il y avait 1393 postes d'infirmières vacants à Winnipeg, a confirmé l'Office régional de la santé de la ville.

La porte-parole du NPD en matière de santé, Uzoma Asagwara, a déclaré à la foule que le gouvernement progressiste-conservateur ne traite pas la pénurie d'infirmières avec le sérieux qu'elle mérite.

Vous ne pouvez pas réparer ce que vous ne reconnaissez même pas , a rappelé la députée de la circonscription de Gare-Union présente lors du rassemblement.

La ministre de la Santé, Audrey Gordon, a déclaré que la province travaille activement à l'élaboration de programmes visant à éduquer et à former davantage d'infirmières, ainsi qu'à recruter davantage d'infirmières dans d'autres pays.

Dans une déclaration, elle a indiqué que les discussions sur une nouvelle convention collective entre les employeurs du secteur de la santé et le syndicat des infirmières et infirmiers se poursuivent. Des propositions prévoyant un salaire rétroactif important ont été présentées, a-t-elle ajouté.

En l'absence d’une nouvelle convention collective, les salaires des infirmières sont gelés au Manitoba depuis 2017.

Traitement dévalorisant

Kim Fraser, une infirmière de Winnipeg qui a pris sa retraite l’an dernier dans la tourmente créée par la pandémie dans les hôpitaux critique le traitement de ses collègues pendant la pandémie.

Elle exerçait comme infirmière en pédiatrie jusqu'en décembre 2020. Fatiguée de devoir changer d'unité et de subir les conséquences de la troisième vague de la pandémie, elle a raccroché sa blouse.

J'ai dû me battre pour obtenir des équipements de protection individuelle, a raconté Kim Fraser en marge du rassemblement auquel elle prenait également part à Winnipeg.

 C'était la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, lorsque mon responsable m'a dit : Non, vous n'en avez pas besoin, personne d'autre ne porte de [masque] N-95, et je me suis dit : Ça y est. J'en ai fini."

Kim Fraser en entrevue.

Kim Fraser, une infirmière en pédiatrie de Winnipeg a pris sa retraite en décembre 2020 car elle ne pouvait plus supporter les conditions de travail.

Photo : Radio-Canada

L'hôpital voulait qu'elle passe ses derniers quarts de travail dans l'unité de soins intensifs médicaux pour adultes, a-t-elle expliqué, ce qui n'était pas sa spécialité en tant qu'infirmière pédiatrique.

Le gouvernement n'accorde aucune valeur à ce qu'une infirmière fait et à la raison pour laquelle elle reste , a déclaré Mme Fraser.

L’infirmière qui a consacré quatre décennies à la profession a du mal à se défaire de sa culpabilité en parlant de ses collègues toujours au front.

Je ressens toujours de la peine pour eux, a souligné M. Fraser en retenant ses larmes. 

J'ai tellement d'amis [travaillant] aux soins intensifs. J'ai des amis qui ont été déployés depuis novembre de l'année dernière, sans aucune perspective de fin. C'est frustrant. C'est blessant. C'est un manque de respect.

Avec les informations de Ian Foese

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