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Une foule clairsemée de partisans de Trump se réunit au Capitole, placé en alerte

Un policier anti-émeute posté devant le Capitole.

Des centaines de policiers ont patrouillé dans l'enceinte du Capitole, surveillant de près tout débordement.

Photo : Getty Images / Win McNamee

Reuters

Les policiers se sont retrouvés largement plus nombreux que les manifestants autour du Capitole samedi, à Washington, à l'occasion d'un rassemblement de soutien aux personnes inculpées dans le cadre de l'assaut du 6 janvier dernier pour empêcher la certification par le Congrès de la victoire électorale de Joe Biden.

Des centaines d'agents patrouillaient dans l'enceinte du Capitole. Les grilles noires, hautes de 2,44 mètres, qui avaient entouré le Capitole pendant environ six mois après l'assaut, ont fait leur retour.

Une centaine de soldats de la Garde nationale ont été déployés et des responsables de la sécurité effectuaient des contrôles supplémentaires à l'aéroport le plus proche de Washington.

Le ministre de la Défense, Lloyd Austin, a mobilisé 100 soldats de la Garde nationale pour aider la police samedi, si nécessaire. Ces troupes, non armées à l'exception de matraques, seront utilisées après que les capacités des forces de l'ordre locales, étatiques et fédérales auront été exploitées, a déclaré un porte-parole du Pentagone.

Quelques dizaines de manifestants sont arrivés au compte-gouttes samedi, certains arborant des drapeaux du groupe d’extrême droite Three Percenters, mais bien moins nombreux que ce à quoi s’attendaient les organisateurs.

Nous n'avons aucun moyen de les dénombrer, a reconnu Matt Braynard, organisateur du rassemblement intimement convaincu que la défaite de Donald Trump résulte d'une fraude généralisée.

Un contre-manifestant escorté par deux policiers.

Un contre-manifestant est escorté hors du site par des policiers pendant que des partisans pro-Trump expriment leur soutien aux personnes inculpées dans l'attaque du 6 janvier.

Photo : Getty Images / Win McNamee

Même si la foule était peu nombreuse, les esprits se sont parfois échauffés avec des échanges de cris sporadiques entre les participants au rassemblement et des contre-manifestants. Des policiers à bicyclette sont intervenus pour mettre fin à certaines querelles.

Les organisateurs du rassemblement baptisé Justice pour J6, en référence à la date d’invasion du Capitole, ont expliqué qu'ils s'attendaient à un événement pacifique, mais le chef de la police du Capitole, J. Thomas Manger, a déclaré aux journalistes, la veille, qu'il y avait eu des menaces de violence liées au rassemblement et que la police se préparait à empêcher les affrontements entre les partisans et les opposants de Donald Trump.

Parmi la foule, Tony Smith, 40 ans, a raconté qu'il était venu du Maryland pour exprimer son soutien aux prisonniers impliqués dans la prise d'assaut du Capitole, afin qu’ils aient droit à un processus judiciaire équitable.

Si nous n'honorons pas cela, nous n'honorons pas l'Amérique, a expliqué M. Smith, qui portait une pancarte Nous voulons Trump!.

Des centaines d’émeutiers inculpés

Plus de 600 personnes ont été inculpées pour avoir pris part aux violences du 6 janvier, lesquelles ont fait suite à un discours de Trump qui arguait que sa défaite électorale était liée à une fraude généralisée. Ces affirmations ont été rejetées par de nombreux tribunaux, par les responsables électoraux des États ainsi que par des membres de l'administration de M. Trump lui-même.

Quatre personnes ont perdu la vie le 6 janvier, l'une d'entre elles ayant été abattue par la police. Un agent de la police du Capitole, qui avait été attaqué par des manifestants, est mort le lendemain et quatre policiers qui avaient pris part à la défense du Capitole se sont ensuite suicidés.

Près de 50 personnes ont jusqu'à présent plaidé coupable à des accusations liées à des violences, neuf d'entre elles admettant avoir commis des délits.

La grande majorité des accusés ont été libérés dans l'attente de leur procès, mais environ 75 sont toujours en détention, selon des documents judiciaires.

Des membres des groupes d'extrême droite Proud Boys, Oath Keepers et Three Percenters figurent parmi les personnes accusées d'avoir pris d'assaut le Capitole.

C'est ironique que les cris de ralliement [soient] la justice pour le 6 janvier. Je pense que la justice pour le 6 janvier aurait été la mise en accusation et la destitution de Donald Trump.

Une citation de :Adam Kinzinger, représentant républicain

M. Kinzinger, est l'un des dix républicains de la Chambre des représentants à avoir voté en faveur de la mise en accusation de Donald Trump pour incitation à la violence.

Alors que des centaines de personnes ont été arrêtées pour avoir pris part à l'émeute (certaines ont mis en ligne des images de leurs activités le 6 janvier), des questions restent sans réponse. Aucun suspect n'a encore été identifié dans le cadre de l'enquête sur l'auteur des bombes artisanales posées le 5 janvier au siège national des partis démocrate et républicain, près du Capitole.

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