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Élections fédérales : peu de suspense à prévoir dans la région d’Ottawa, selon des experts

Des pancartes électorales à Ottawa.

La ville compte «une poignée de circonscriptions assez intéressantes, mais rien d’aussi spectaculaire qu’ailleurs».

Photo :  (Francis Ferland/CBC News)

Radio-Canada

Selon des experts et des sondeurs, le visage des députés fédéraux de la région d’Ottawa ne changera pas beaucoup lors des élections de lundi, et il y aura peu de suspense, à l’exception de quelques courses serrées.

L’auteur et chroniqueur David Moscrop, basé à Ottawa, affirme que la ville compte une poignée de circonscriptions assez intéressantes, mais rien d’aussi spectaculaire qu’ailleurs.

Voici les courses que d’autres experts et lui suivent de près.


Ottawa-Centre

David Moscrop pense que la circonscription d’Ottawa-Centre fait l’objet d’une certaine attention en raison de l’absence de la candidate libérale sortante, Catherine McKenna, qui a choisi de quitter la vie politique après deux mandats. De plus, les candidats pour la remplacer sont bien en vue.

Le taux de participation est d'environ 80 %. La circonscription se trouve au cœur d'Ottawa et, incidemment, elle est l'une des circonscriptions où le nombre de votes par correspondance est le plus élevé au pays, l'une des dix premières, informe M. Moscrop.

En 2019, Catherine McKenna avait récolté plus de 48 % des voix, aidant les libéraux à battre le Nouveau Parti démocratique (NPD) par plus de 15 000 bulletins de vote. Cette année, la néo-démocrate Angella MacEwen tente de reconquérir le siège face au libéral à l’ancien député provincial Yasir Naqvi.

Bien que la circonscription semble pencher du côté des libéraux et, si vous pariez, vous pariez probablement sur les libéraux, elle pourrait en théorie aller aux néo-démocrates, soulève celui dont la plume paraît dans le Washington Post.

L'analyste de sondages pour CBC, Éric Grenier, n’écarte pas cette option. C’est la circonscription où le NPD pourrait l’emporter s’il connaît une bonne soirée. À l’échelle provinciale, elle appartient au NPD.

Yasir Naqvi devant son bureau de circonscription.

L'ancien député provincial Yasir Naqvi demande cette fois la confiance des électeurs pour un poste de député fédéral.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang


Kanata-Carleton

À Kanata-Carleton, la libérale Karen McCrimmon a elle aussi choisi de ne pas briguer un troisième mandat. La conseillère municipale Jenna Sudds a hérité de la mission de conserver le siège remporté par un peu plus de 4000 voix en 2019, ce qui s’est avéré être la plus petite marge de toutes les circonscriptions ottaviennes.

Selon David Moscrop, il est difficile de savoir si le Parti conservateur du Canada a ciblé Kanata-Carleton comme une circonscription potentiellement victorieuse pour leur candidate Jennifer McAndrew.

La raison : les conservateurs ont promis publiquement de construire la ligne de la Confédération jusqu'à Kanata, tout en restant silencieux sur le prolongement proposé jusqu'à Barrhaven.

Une femme assise à une table devant un ordinateur portable parle dans un micro.

La conseillère municipale de Kanata-Nord, Jenna Sudds.

Photo :  CBC


Carleton

Les changements démographiques dans la circonscription voisine de Carleton pourraient rendre les choses intéressantes le soir des élections, mais Éric Grenier a déclaré que le titulaire conservateur Pierre Poilievre avait une bonne emprise sur la circonscription.

Il a remporté Carleton avec plus de 46 % des voix en 2019, une avance qui se traduit par un écart de 5629 bulletins de vote de plus que son adversaire libéral.

Le député conservateur Pierre Poilievre, lors d'une période de questions à la chambres des communes.

Le député de Carleton Pierre Poilievre.

Photo : La Presse canadienne / SEAN KILPATRICK


Intérêt moins élevé

Selon le PDG de la firme de sondage Abacus Data, David Coletto, ces circonscriptions sont effectivement celles qui sont à surveiller, mais il a surtout constaté un intérêt moindre pour cette campagne électorale, et ce, même à Ottawa, une région reconnue pour son taux de participation élevé.

Les sondages que nous effectuons indiquent que les gens sont tout simplement moins engagés dans cette élection. Ils ne voient pas d'enjeux vraiment élevés.

Il affirme que cette élection en plein cœur d’une quatrième vague de COVID-19 diminue l'intérêt des électeurs : Ils sont agacés que nous traversions cette période alors que la pandémie s'aggrave.

Une affiche d'Élections Canada devant un bureau de scrutin.

Rien sur les bulletins de vote ou dans les bureaux de scrutin n'informera les électeurs qu'un candidat dont le nom figure toujours sur la liste s'est retiré.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Pour cette raison, jumelée à la réduction du nombre de bureaux de vote, David Coletto anticipe une baisse de la participation électorale.

Je ne pense pas que quoi que ce soit puisse changer le fait que nous ne voulons tout simplement pas de cette élection, même si nous avons un plus grand intérêt pour la politique que d'autres régions du pays.

Avec les informations de Robyn Miller, CBC

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