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Quel avenir politique pour Trudeau advenant un gouvernement minoritaire?

Justin Trudeau parle dans un micro sur fond de ciel bleu.

Justin Trudeau fait campagne en Ontario samedi.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

À deux jours du vote, le chef libéral bataille ferme pour mener ses troupes en terrain majoritaire, un pari qui n'est toutefois pas gagné et qui pourrait bien avoir une incidence sur l'avenir politique du premier ministre sortant.

Depuis le début de la campagne, Justin Trudeau a refusé de dire clairement qu'il souhaite décrocher une majorité au terme de cette élection.

Au moment de dissoudre le Parlement, les libéraux comptaient 151 sièges à la Chambre des communes. Selon les agrégateurs de sondages, ils cumulent désormais 32,1 % des intentions de vote au pays, ce qui leur permet d'espérer remporter environ 146 sièges, soit moins qu'au moment de déclencher cette campagne électorale.

Et, logiquement, moins que pour obtenir une majorité, qui nécessite 170 sièges au Canada.

Un gouvernement minoritaire libéral – comptant encore moins de sièges que le dernier – serait-il un désaveu de son leadership? a-t-on demandé à Justin Trudeau, samedi, lors d'un arrêt dans la municipalité d'Aurora, en Ontario. On va voir ce que les Canadiens vont choisir avant de tirer des conclusions, a-t-il répondu.

Je comprends que vous soyez tous intéressés par ce qui risque d’arriver après lundi, mais moi, je suis concentré sur ce qui doit se passer d’ici à lundi, a-t-il ajouté.

Disant ne pas vouloir se prononcer sur des situations hypothétiques, il a tout de même souhaité qu'à la suite de cette élection, les Canadiens lui auront envoyé un message clair.

Je n'ai même pas presque fini toutes les grandes choses que j'ai l'intention de continuer à accomplir avec les Canadiens.

Une citation de :Justin Trudeau, chef du Parti libéral

On a encore beaucoup à accomplir ensemble, et moi, je suis extrêmement enthousiaste, pas seulement pour les jours à venir, mais les années à venir ensemble, a ajouté le chef.

Questionné sur l'éventualité de l'élection d'un gouvernement minoritaire, qu'il soit libéral ou conservateur, Erin O'Toole s'est quant à lui fermement engagé à respecter le mandat d'un tel gouvernement et à ne pas déclencher d'élections anticipées. M. Trudeau a déjà menacé de déclencher une autre élection s’il n’obtient pas le résultat qu’il souhaite lundi, a dénoncé le chef du Parti conservateur.

Du côté du Bloc québécois, Yves François Blanchet n'a pas mâché ses mots et a affirmé que Justin Trudeau avait commis la même erreur que la première ministre péquiste Pauline Marois en 2014 – un gouvernement minoritaire québécois auquel prenait part M. Blanchet – en déclenchant des élections anticipées pour obtenir une majorité. Elle avait finalement perdu le pouvoir aux mains du Parti libéral du Québec.

Nous avons payé cher le prix de ne pas maintenir la législature aussi longtemps que nous le pouvions, a-t-il commenté; il a ajouté que tous les chefs ont la tête sur le billot, présentement.

Le chef néo-démocrate a quant à lui été abondement questionné sur la posture qu'il adopterait afin de faire fonctionner un gouvernement minoritaire, mais il n'a pas voulu s'avancer. Si Justin Trudeau avait vraiment voulu accomplir ce qu’il a promis, il aurait continué avec les deux années restantes de son mandat. C’est clair que ce ne sont que de belles paroles, a-t-il plutôt dit, affirmant que le chef libéral n'est pas un progressite.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

Expulsion du candidat libéral dans un château fort

Comme vendredi, Justin Trudeau passe la journée dans le sud de l'Ontario, où son rival conservateur se trouve également, signe de la chaude lutte qui s'y déroule, mais aussi de l'importance de la région pour tout parti qui aspire à former le prochain gouvernement.

Or, les libéraux ont démarré cette avant-dernière journée de campagne sur une mauvaise note samedi. Ils perdront officiellement leur château fort de Spadina-Fort York, dans le Grand Toronto, après le renvoi du candidat Kevin Vuong.

Après un examen plus approfondi, M. Vuong ne sera plus un candidat libéral et, s'il est élu, il ne sera pas membre du caucus libéral, a fait savoir une porte-parole du parti.

Le Parti libéral avait d'abord demandé à M. Vuong de suspendre sa campagne après des révélations du quotidien Toronto Star. Kevin Vuong a été accusé d'agression sexuelle en 2019, une accusation qui a ensuite été abandonnée la même année.

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