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Manque de main-d’oeuvre : des infirmières manifestent dans les Maritimes

Un groupe d'infirmières avec des affiches.

Des infirmières rassemblées à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, le 17 septembre 2021.

Photo : Radio-Canada / Héloïse Rodriguez-Qizilbash

Radio-Canada

Des infirmières du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse ont imité des collègues d’un peu partout au Canada, vendredi, et ont manifesté pour réclamer des solutions au manque de main-d'œuvre.

Le syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick avait organisé des rassemblements à Moncton, Bathurst, à Saint-Jean et devant l’Assemblée législative à Fredericton.

À Dieppe, plusieurs dizaines d'entre elles ont marché le long de la rue Champlain.

Selon le syndicat, 854 postes d’infirmières étaient à pourvoir au Nouveau-Brunswick en juillet dernier.

En Nouvelle-Écosse, il y aurait 1500 postes vacants, selon la présidente du syndicat des infirmières et infirmiers de la province, Janet Hazelton.

Janet Hazelton prend la parole sur le trottoir.

Janet Hazelton, présidente du syndicat des infirmières de la Nouvelle-Écosse, le 17 septembre 2021 à Dartmouth.

Photo : CBC / Dave Laughlin

Devant les quartiers généraux du syndicat, à Dartmouth, Janet Hazelton, a pris la parole et affirmé que le fait qu'à peine une cinquantaine d'infirmières étaient présentes à la manifestation mettait en évidence la pénurie de main-d'oeuvre qui affecte le secteur.

Le manque de main-d'oeuvre a entraîné la fermeture de lits dans des centres de soins de longue durée, ajoute-t-elle.

Selon Mme Hazelton, des infirmiers et infirmières déjà débordés effectuent des quarts de travail plus longs et ont sacrifié leurs journées de congé depuis le début de la pandémie.

Linda Silas en entrevue.

Linda Silas, présidente de la Fédération canadienne des syndicats d'infirmières et d'infirmiers (archives).

Photo : Radio-Canada

En entrevue vendredi au Téléjournal Acadie, Linda Silas, la présidente de la Fédération canadienne des syndicats d'infirmières et d'infirmiers (FCSII) a appelé Ottawa à créer une agence fédérale de la main-d’oeuvre en santé pour pouvoir donner tous les outils aux provinces et aux territoires pour bien retenir le personnel infirmier et d’en recruter.

Cela permettrait aussi, ajoute-t-elle, d’anticiper les besoins du système de santé, plutôt que de faire une gestion à court terme.

Pour résoudre la pénurie, il faut notamment des programmes d’éducation accélérée et moins d’obstacles à la progression professionnelle des travailleurs.

Concrètement, ce manque d’infirmières mènera inévitablement à moins de soins, déclare Mme Silas. Elle affirme qu’une infirmière sur trois a des signes sévères de burnout.

D’après le reportage de Miriam Lafontaine et Vernon Ramesar, CBC

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