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Les pays d’Asie centrale veulent peser sur le dossier afghan

Vladimir Poutine.

Le président Vladimir Poutine assiste virtuellement au sommet de l'OCS

Photo : sputnik/afp via getty images / ALEXEY DRUZHININ

Radio-Canada

Après le retrait chaotique des États-Unis d’Afghanistan le 30 août dernier, les pays d’Asie centrale, regroupés au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), veulent jouer un rôle dans le futur de l’Afghanistan. Dans cette perspective, ils comptent se mobiliser pour encourager le dialogue entre les parties afghanes.

Il est important de mobiliser le potentiel de l'organisation pour faciliter le début d'un dialogue interafghan inclusif et pour bloquer les menaces du terrorisme, du trafic de drogue et de l'extrémisme religieux provenant de ce pays , a indiqué le président russe Vladimir Poutine, participant par vidéo au sommet de l'OCS vendredi, à Douchanbé, capitale du Tadjikistan.

Les talibans contrôlent pratiquement tout le territoire de l'Afghanistan et il faut stimuler les nouvelles autorités afghanes pour qu'elles tiennent leurs promesses.

Une citation de :Vladimir Poutine, président de Russie

L’avenir politique de l’Afghanistan préoccupe les pays d’Asie centrale, notamment ceux qui partagent d’importantes frontières avec ce pays, comme le Tadjikistan.

L'OCS regroupe l'Inde, la Chine, la Russie, le Pakistan, le Kazakhstan, le Kirghizistan, l’Ouzbékistan et le Tadjikistan.

Le dirigeant chinois, Xi Jinping, qui a participé au sommet par vidéo, a appelé à encourager l'Afghanistan à mettre en place un cadre politique large et inclusif, à combattre résolument toute forme de terrorisme et à vivre en paix avec ses voisins.

Pékin partage une frontière de 76 kilomètres de long avec l'Afghanistan.

Pour sa part, le président tadjik Emomali Rakhmon a appelé, lors du sommet, à créer une ceinture de sécurité fiable autour de l'Afghanistan pour empêcher une éventuelle expansion des groupes terroristes.

Le Tadjikistan compte une frontière de 1357 kilomètres avec le territoire afghan.

Le premier ministre pakistanais, Imran Khan, dont le pays est considéré comme un allié des talibans, a fait l'éloge d'une rare occasion de mettre fin à 40 ans de guerre en Afghanistan, tout en appelant les talibans à assurer la présence de tous les groupes ethniques au sein de leur gouvernement.

Ebrahim Raïssi et Emomali Rakhmon.

Le président iranien Ebrahim Raïssi et son homologue du Tadjikistan Emomali Rakhmon.

Photo : Reuters / DIDOR SADULLOEV

Adhésion de l’Iran

Par ailleurs, le sommet de l’OCS a approuvé l’adhésion de l’Iran comme membre à part entière, un bon coup diplomatique pour le nouveau président iranien.

Pour souligner l’importance de cette adhésion, le président Ebrahim Raïssi a effectué son premier voyage à l’étranger en se rendant dans la capitale du Tadjikistan pour assister au sommet.

L'Iran a demandé à rejoindre l'OCS dès 2008, avec l’appui de la Russie, mais sa candidature avait été ralentie par les sanctions imposées par les Nations unies et Washington avant la signature de l’accord sur le nucléaire en 2015.

L’Iran compte sur cette adhésion pour contourner les sanctions américaines, qui étouffent son économie depuis le retrait unilatéral de Washington, en 2018, sous Donald Trump.

Le président iranien s'est félicité de la possibilité pour son pays de participer ainsi au projet chinois de nouvelles routes de la soie.

Lui emboîtant le pas, la télévision iranienne a vanté l'accès aux énormes marchés du sous-continent asiatique que l'appartenance à l'OCS va garantir à Téhéran.

Dans son discours, le président iranien a comparé les sanctions américaines à du terrorisme et invité les autres membres de l'organisation à l'aider à les contourner.

Rien ne peut empêcher l'Iran de développer des activités nucléaires conformes au droit international.

Une citation de :Ebrahim Raïssi, président d'Iran

Par ailleurs, l'Iran a annoncé la tenue en octobre d’une réunion quadripartite (Russie, Iran, Chine, Pakistan) sur l'Afghanistan.

Signe que l’Iran compte à son tour peser sur l’avenir de ce pays avec lequel elle partage également une frontière importante.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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