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Un promoteur immobilier de Winnipeg déçu que la Ville réduise l’ampleur de son projet

Le promoteur immobilier Rahul Kumar et l'ancien conseiller municipal de Winnipeg Russ Wyatt posent devant la maison qui devait être convertie en habitation qui comporterait six unités.

Le promoteur immobilier Rahul Kumar et l'ancien conseiller municipal de Transcona Russ Wyatt montrent le plan initial du projet qui doit être revu à la baisse.

Photo : Radio-Canada / Sean Kavanagh

Radio-Canada

Un promoteur immobilier voit avec consternation la Ville de Winnipeg refuser son projet de construction de six unités d’habitation dans le quartier Saint-Vital, parce que le réseau d'égout municipal est à capacité dans ce quartier.

Rahul Kumar a acheté en 2016 la propriété sur laquelle il voulait construire des logements intercalaires. Il a obtenu le permis pour construire un bâtiment de six logements. Le Service de l’immobilier et de la planification de la Ville, ainsi que son Service de l’eau et des déchets, avaient tous deux donné leur accord au projet.

Toutefois, le promoteur n’était pas prêt à amorcer la construction et son permis est arrivé à échéance. Il a dû faire une autre demande et travailler avec un urbaniste de la Ville.

L’an dernier, M. Kumar a retenu les services de Russ Wyatt, qui a été conseiller municipal du quartier de Transcona à Winnipeg de 2002 à 2018, pour l’aider dans ses démarches. Il a soumis un nouveau projet. Selon M. Wyatt, la deuxième version du projet a été approuvée et le projet roulait rondement.

En octobre l’an dernier, l’urbaniste a accepté les plans proposés [pour le projet de six logements] et il offrait son plein soutien, raconte Russ Wyatt.

Mais en novembre, les deux hommes ont reçu une mauvaise nouvelle. Le Service des eaux et des déchets réduisait la taille du projet à trois unités, en justifiant sa décision par des inquiétudes concernant la capacité du réseau d’égout.

À minuit moins une, on réduit le projet. J’ai investi de l’argent et tout et là, je me sens piégé, lance M. Kumar, qui dit avoir investi 40 000 $ dans cette aventure, sans compter l'achat du terrain.

Hésitant à rendre l’histoire publique, M. Wyatt trouve déplorable que le projet d’un Canadien de première génération, issu de l’immigration, qui veut améliorer la ville et augmenter la valeur des propriétés, se retrouve bloqué.

Il reste peu de place dans le réseau d’égout : Brian Mayes

Le conseiller municipal de Saint-Vital, Brian Mayes, est aussi le président le comité de l’eau et des déchets de Winnipeg. Il soutient les logements intercalaires, mais affirme qu’il ne reste que peu de place dans le réseau d’égouts.

C’est tout à fait légitime que [M. Kumar] soit mécontent. Mais les années ont passé. Il a attendu un certain temps avant de commencer son projet, en pendant ce temps les égouts se sont remplis rapidement. Au moment où il était prêt, notre service des égouts disait qu’il n’y avait plus de place pour les déversements de six autres unités, explique-t-il.

Brian Mayes au conseil municipal, l'air soucieux.

Le conseiller municipal du quartier Saint-Vital, Brian Mayes

Photo :  CBC

M. Mayes reconnaît que les problèmes de capacité du réseau d’égout se multiplient dans tout Winnipeg. La Ville doit conjuguer cette réalité à une poussée des projets de densification, dit-il.

Un porte-parole municipal indique pour sa part que la Ville évalue les moyens de modifier le processus d’études des projets afin que les problèmes liés à la capacité des égouts soient signalés dès le début.

Brian Mayes est d’avis que tous les services de la Ville doivent être sur la même longueur d’onde lorsque vient le temps d’octroyer un permis.

Il affirme que les trois ordres de gouvernement doivent consacrer davantage de ressources pour contrer le vieillissement du réseau des égouts et augmenter ses capacités.

Selon des estimations, la mise à niveau du système de traitement des eaux usées de Winnipeg coûterait 1,8 milliard de dollars.

Avec les information de Sean Kavanagh, CBC

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