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Enquête publique sur la mort de Serenity : au tour de la mère de témoigner

Serenity, 4 ans.

La petite Serenity est morte en septembre 2014 alors qu'elle était confiée à des proches de sa mère.

Photo : Photo fournie à CBC/Radio-Canada

Les audiences de l’enquête publique sur la mort de Serenity, une fillette de quatre ans décédée alors qu’elle était sous la garde de sa parenté, tirent à leur fin. Après avoir entendu plus d'une dizaine de témoins, c'était au tour de la mère de raconter son histoire en cour, vendredi.

La gorge nouée par l’émotion, la mère racontait les derniers instants de sa fille à l'hôpital. Elle n’avait que la peau sur les os. Son visage était recouvert d’ecchymoses, elle était méconnaissable.

Tout ce dont je me rappelle, c’est de pleurer et d’essayer de rester forte pour mes [deux autres] enfants, même si mon bébé reposait sur son lit de mort.

Une citation de :Mère de Serenity, dont l'identité est protégée par la cour

Serenity est morte en septembre 2014 des complications d’un traumatisme crânien subi lors d’une chute d'une balançoire. Son autopsie a cependant révélé des signes de malnutrition et de violence corporelle.

La garde de la petite était alors confiée à sa grand-tante et son grand-oncle. Son frère et sa sœur étaient également sous leur garde.

Se heurter au système

La mère de Serenity a déclaré se buter régulièrement à des problèmes de communications avec les services à l'enfance et sa grand-tante pour obtenir des informations sur le bien-être de sa fille.

Par exemple, elle dit avoir appris des plans des services sociaux d’octroyer la tutelle privée de ses enfants à sa parenté par la bande. Plus tard, ce sont encore des rumeurs qui lui auraient appris l’hospitalisation de Serenity.

Elle dit avoir tenté d’utiliser des recours légaux pour récupérer la charge de son enfant et contourner cette situation, mais la tâche était laborieuse.

J’étais prise dans un système avec beaucoup de règles et de restrictions [...] et je ne connaissais pas mes droits [en tant que parent], a-t-elle informé à la cour provinciale de l'Alberta.

Fin de l’enquête

L’enquête publique sur la mort de Serenity n‘a pas pour but de jeter le blâme, mais plutôt de lever le voile sur les circonstances qui ont mené au décès tragique de l'enfant de quatre ans.

Au terme de l'enquête, la juge pourra proposer des recommandations afin de prévenir des décès similaires dans le futur.

La mère de Serenity en a soumis deux lorsque questionnée à ce sujet par la conseillère juridique de l’enquête, Mona Duckett :

  • aider les parents à comprendre clairement leurs droits afin de naviguer dans le système juridique et des services à l’enfance avec plus de facilité;
  • offrir l’option aux parents de changer d’assistant ou d’assistante sociale en cas de désagrément sur les soins prodigués à l’enfant.

Peut-être que les conséquences auraient été différentes avec ces mesures, a soulevé la mère.

Déjà, la loi de Serenity a été créée en Alberta pour obliger les adultes à signaler à la police ou aux services de protection de l’enfance toutes agressions présumées.

Les audiences devraient se terminer le 21 septembre.

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