•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des commerçants demandent à Percé de revoir les redevances touristiques

Touristes sur le quai de Percé.

Les touristes pourraient avoir à payer une redevance lors de leur prochain séjour à Percé (archives).

Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Alice Proulx

La Ville de Percé a tenu vendredi une séance d'information quant à son projet d'imposition d'une redevance réglementaire sur les infrastructures touristiques aux visiteurs. Plusieurs suggestions ont été soumises par les commerçants.

La décision de la Ville, qui devrait être adoptée le 28 septembre par le conseil, a été annoncée la semaine dernière.

S'il est adopté, un dollar serait ajouté à toute facture des visiteurs supérieure à 10 $ pour l'achat de certains biens et services. Un dollar supplémentaire sera également facturé, par nuitée, dans les établissements d’hébergement de Percé.

Cette redevance, qui touche uniquement les visiteurs, ne sera pas appliquée aux produits essentiels, comme les produits alimentaires non taxables et l’essence.

On a des problèmes d’infrastructures et il y a beaucoup d'argent manquant pour pouvoir apporter des améliorations pour entretenir les espaces de Percé. On n’a pas d’autres choix, en tant que commerçant, d’essayer d’imposer aux touristes de payer nos redevances pour qu’on puisse continuer à avoir un aussi beau village, affirme le propriétaire du restaurant Chez Max, Maxime Leveugle.

Un homme devant un micro de Radio-Canada.

Maxime Leveugle, propriétaire du restaurant Chez Max

Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin

La Ville n’a pas le choix d’arriver avec un projet comme ça. Il faut passer par là pour que nos infrastructures tiennent debout.

Une citation de :Alain Renaud, propriétaire du Manoir de Percé
Un homme avec des lunettes devant un micro de Radio-Canada.

Alain Renaud, propriétaire du Manoir de Percé

Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin

Le montant de 10 dollars, le nerf de la guerre

L'une des suggestions soumises par les commerçants consiste à hausser le montant à partir duquel les touristes devront débourser une redevance, actuellement fixé à 10 dollars.

Il faudrait y aller par palier, par genre de produits, plutôt que d’imposer une taxe sur un montant qui serait trop bas, comme un porte-clés, une crème glacée ou un 7 Up, explique le propriétaire du Pic de l'Aurore, Jean-François Gagné.

Un homme au gilet bleu avec des lunettes fumées devant un micro de Radio-Canada.

Jean-François Gagné, propriétaire du Pic de l'Aurore

Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin

Le 10 dollars doit absolument être revu à la hausse.

Une citation de :Jean-Claude Méthot, boutique La marée basse
Un homme aux lunettes devant un micro.

Jean-Claude Méthot, de la boutique La marée basse

Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin

Une redevance d'un dollar sur chaque produit de 10 dollars et plus, c’est un petit peu trop, affirme Alain Renaud.

De son côté, Véronique Lambert, citoyenne de Percé, estime que la Ville ne devrait pas se rendre jusqu'à imposer une redevance aux visiteurs.

Je ne trouve pas que c’est une si bonne idée que ça. Si on n’est pas capable de fournir toutes les infrastructures avec les taxes municipales que les commerçants payent déjà, je me dis qu’il faut voir plus petit. Restons comme on est. Est-ce qu’on est obligé de devenir un Mont-Tremblant?, justifie-t-elle.

Une femme devant deux micros.

Véronique Lambert est une citoyenne commerçante de Percé.

Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin

La mairesse de Percé, Cathy Poirier, soutient que des modifications seront apportées au règlement d'ici son adoption.

On parle d’un principe d’utilisateur-payeur. On ne veut pas que les touristes arrivent ici et qu’ils aient à payer des sommes astronomiques supplémentaires sur leur séjour. On pense qu’il y a une marge de manœuvre équitable qui va être gagnante pour tous, mentionne-t-elle.

Une dame avec des lunettes qui est placée devant deux micros.

Cathy Poirier est la mairesse de Percé.

Photo : Radio-Canada / Marguerite Morin

Mme Poirier ajoute que les commerçants bénéficieront d'un accompagnement technique avant la mise en application du règlement, qui est prévue pour le 1er mai.

Avec les informations de Marguerite Morin

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !