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Le TIFF accorde une place de choix aux femmes

2 femmes portant des vêtements du 19e siècle se tiennent debout l'une en face de l'autre.

Le Bal des folles aborde la thématique de la misogynie au 19e siècle.

Photo : Avec l'autorisation du TIFF

Radio-Canada

Le Festival international du film de Toronto (TIFF) tire à sa fin et, cette année encore, l’événement a réservé une place d’honneur aux femmes, tant derrière que devant la caméra.

Le TIFF a toujours voulu favoriser la diversité et mettre en valeur le travail des femmes dans l’industrie cinématographique, particulièrement depuis le lancement de sa campagne Share Her Journey, en 2017. La programmation de cette année ne fait pas exception, mais le choix des films n’est pas une question de nombre, mais de pertinence.

Pour moi, c’est toujours la qualité des films aussi. Ça c’est incroyablement important pour voir que nous, les femmes, on fait des films qui sont aussi bien et même mieux. Donc ce n’est pas juste la question de combien, mais c’est toujours la qualité des films.

Une citation de :Andréa Picard, Andréa Picard, programmatrice senior du TIFF
La femme sourit en posant pour les photographes devant un mur bleu avec le logo de la Mostra.

La réalisatrice Jane Campion lors de la présentation de son film « The Power of Dog » à la Mostra de Venise le 2 septembre 2021

Photo : afp via getty images / FILIPPO MONTEFORTE

Deux femmes, deux palmes d’or

Bien sûr les cinéphiles attendaient The Power of the Dog, le film de Jane Campion, un western dont l'histoire se déroule dans les années 1920, adapté du roman culte de Thomas Savage, qui prouve que ce genre n’est pas réservé aux hommes.

Coïncidence qui n’en est pas tout à fait une : le film de la même réalisatrice, La leçon de piano, première Palme d’or féminine de l’histoire du Festival de Cannes, avait été projeté au TIFF en 1993. Vingt-huit ans plus tard, le festival présente Titane, le film de Julia Ducournau, deuxième Palme d’or féminine de l’histoire de Cannes.

D’autres réalisatrices francophones ont laissé leur marque sur le TIFF de cette année. Céline Sciamma a notamment présenté Petite maman, tandis que Mia Hansen-Love avec son film Bergman’s Island, Eva Husson avec Mothering Sunday, Mélanie Laurent avec Le bal des folles ou encore la réalisatrice Anisia Uzeimana, qui a coréalisé la décoiffante comédie musicale Neptune Frost, venue du continent africain, ont répondu présent au festival.

Une personne au visage entouré d'une grille verte et rouge.

Le film « Neptune Frost » est une comédie musicale de science-fiction.

Photo : Avec l'autorisation du TIFF

La parole à la relève

Le Festival offre aussi une plateforme à la relève. On a pu découvrir les premiers longs métrages de réalisatrices comme, entre autres, l’Américaine Justine Bateman, la Libanaise Mounia Akl, la Coréenne Hong Sung-eun, la Britannique Camille Griffin, la Torontoise Shasha Nakai. Les jeunes réalisatrices autochtones Danis Goulet et Rhayne Vermette qui marchent dans les pas de la grande Alanis Obomsawin ont également laissé leur marque.

La cinéaste Shasha Nakhai.

Shasha Nakhai est la réalisatrice du film «Scarborough».

Photo : Avec l'autorisation de Sasha Nakhai

Des personnages féminins forts

On a pu croiser sur les écrans de grandes figures publiques ou historiques telles que Dionne Warwick, Diana Spencer, Julia Child, Anne Frank ou l’artiste Charlotte Salomon, mais aussi des femmes anonymes qui, chaque jour, font l'histoire. On a rencontré aussi des personnages qui nous rappellent que le monde ne tourne pas tout à fait rond comme les Palestiniennes de Huda’s Salon, Violet dans le film éponyme de Justine Bateman, qui évoque la façon dont Hollywood traite les femmes, ou Sheila, le personnage du film Quickening, de Haya Waseem, qui incarne une jeune canadienne d’origine pakistanaise.

Illustration d'une femme regardant son reflet dans l'eau.

Le film « Charlotte » est réalisé par les cinéastes Eric Warin et Tahir Rana.

Photo : Avec l'autorisation du TIFF

La cuvée 2021 du TIFF permet aux cinéphiles de s'interroger, de voir le monde un peu différemment et de prendre des nouvelles de la planète entière.

De plus, les efforts déployés par les organisateurs pour mettre sur pied un festival hybride et des projections sécuritaires ont permis aux festivaliers de retrouver le bonheur de partager des émotions ensemble, en salle ou à distance!

Être ensemble, c’est précieux. L’expérience commune, c’est précieux. Ça, c’est le cinéma et au TIFF, ils travaillent comme des dingues pour faire ça et c’est merveilleux!

Une citation de :Eva Husson, réalisatrice de Mothering Sunday
Avec les informations de Francine Ravel

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