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Trois orques du groupe menacé J-Pod sont pleines, selon des chercheurs

Comparaison de deux photos d'une même orque, la deuxième laissant deviner que l'animal attend un petit.

Ces deux photos montrent l'orque J-36 à un an d'intervalle.

Photo : SeaLife Response, Rehabilitation and Research (SR3)

Radio-Canada

Des scientifiques pensent que trois orques du célèbre groupe menacé de disparition J-Pod sont pleines et demandent aux plaisanciers d’être vigilants. Ce groupe est résident des eaux au large du sud-ouest de la Colombie-Britannique et de l'État de Washington.

Les gestations ont été documentées par les photographes John Durban et Holly Fearnbach, du groupe SeaLife Response, Rehabilitation, and Research (SR3) et du département des Pêches et de la Faune de l’État de Washington.

« Il y a de l'espoir, mais nous sommes vigilants », soutient John Durban. Nous avons documenté un fort taux d'échecs reproductifs au cours de la dernière décennie.

La survie de chaque veau est cruciale à la réussite de cette petite population menacée. Chaque petit compte.

Une citation de :John Durban, SeaLife Response, Rehabilitation, and Research
Le bébé épaulard L-125 sort sa tête de l'eau.

Les bébés épaulards ne survivent pas tous.

Photo : Offerte par Dave Ellifrit/Center for Whale Research

Plus d’espace

Le département des Pêches et de la Faune de l’État de Washington place les trois orques sur la liste de cétacés qui requiert davantage d’espace en mer.

Les femelles en gestation ont besoin de jusqu'à 25 % de plus de nourriture, rappelle le département dans un communiqué. Or la présence à proximité des navires perturbe la capacité des orques, en particulier des femelles, à chasser.

Au Canada, les navires doivent se tenir à 200 mètres des épaulards dans les eaux du Pacifique canadien et à 400 mètres dans les eaux du sud de la Colombie-Britannique.

Nous devons travailler de concert pour donner à ces épaulards toutes les chances de réussir, note l’administrateur adjoint du centre National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) pour la région de l’Ouest, Scott Rumsey.

Plus elles chassent sans perturbation, plus elles ont de chance de contribuer à leur population.

Une citation de :Scott Rumsey, National Oceanic and Atmospheric Administration
Un groupe d'épaulards avec, au loin, un traversier.

Les épaulards sont particulièrement sensibles au bruit des bateaux.

Photo : C. Emmons/NOAA Fisheries

Des gestations importantes

Les épaulards résidents du sud forment trois groupes vivant dans la mer des Salish : J, K et L. Vu la mort présumée de K21, dit Cappuccino, la population est composée de 74 membres.

Leur vulnérabilité est attribuable à trois principaux facteurs, note le département des Pêches et de la Faune de l’État de Washington. D'abord, un manque de nourriture, puis la contamination des eaux et enfin les perturbations causées par les navires quand les épaulards utilisent l’écholocalisation pour chasser leur proie.

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