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O’Toole répète que ces élections sont un référendum sur Trudeau

Erin O'Toole fait un point de presse dans un parc.

Le chef conservateur Erin O’Toole a passé une de ses dernières journées de campagne en Ontario. Son parti détenait 34 des 121 sièges de la province à la dissolution du Parlement.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Si les Canadiens décident de « récompenser » Justin Trudeau en le reportant au pouvoir lundi, « tout va empirer », a prévenu le chef du Parti conservateur du Canada (PCC), Erin O'Toole.

Vous devez faire la seule chose que Justin Trudeau ne veut pas : voter conservateur lundi, a lancé le leader conservateur, qui s'adressait vendredi aux Canadiens qui en ont assez de se faire faire la morale et d'être oubliés.

À quelques jours du scrutin, M. O'Toole continue de marteler que les électeurs ne devraient pas laisser Justin Trudeau s'en tirer, lui qui a déclenché des élections de 600 millions de dollars dont personne ne veut, d'après le chef du PCC.

Justin Trudeau veut que vous restiez à la maison, le jour des élections. Il veut que vous votiez pour de petits partis, a-t-il déclaré, lors d'un point de presse à London, en Ontario. Questionné sur les petits partis auxquels il faisait référence, M. O'Toole a refusé de les nommer, disant ne pas vouloir leur faire de publicité.

Il y a cinq partis dans cette élection, mais en réalité seulement deux choix.

Une citation de :Erin O'Toole, chef du Parti conservateur du Canada

Autrement dit, aux yeux du chef conservateur, les Canadiens sont appelés à faire un choix entre son parti ou celui de Justin Trudeau, les autres formations politiques n'étant pas des options viables.

M. O'Toole se refuse toutefois à lancer un appel au vote stratégique, contrairement à M. Trudeau, qui multiplie les sorties pour séduire les électeurs « progressistes » tentés par la plateforme du NPD.

Selon le chef du PCC, il est temps que le Canada tel qu'on l'a connu sous les libéraux – un pays plongé dans les dettes et l'hypocrisie depuis six ans, selon M. O'Toole – redevienne un lieu où les Canadiens peuvent exprimer leur fierté.

Un Canada où on peut brandir notre drapeau sans gêne, a-t-il ajouté, en référence à l'unifolié qui est en berne sur les édifices fédéraux, à la demande de M. Trudeau, depuis la découverte de sépultures anonymes près des terrains d'anciens pensionnats pour Autochtones.

Il y a beaucoup de personnes dans ce pays qui sont en colère contre M. Trudeau. Il veut juste parler des manifestants parce que ça fait son affaire, mais il y en a des millions d'autres, a-t-il dit, jugeant qu'une grande partie de cette colère est justifiée.

Tout comme Justin Trudeau, M. O'Toole a décidé de faire campagne vendredi en Ontario, où les conservateurs, qui détenaient seulement 34 des 121 sièges de la province à la dissolution de la Chambre des communes, entendent réaliser des gains, selon leur chef.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

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