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L’Outaouais a besoin d’environ 350 infirmières de plus

Une banderole devant un établissement de santé sur laquelle on peut lire : À nos héros du CISSSO.

Une banderole pour remercier les employés du CISSS de l'Outaouais a été affichée sur un établissement de santé (archives).

Photo : Facebook du CISSS de l'Outaouais

Radio-Canada

L'Outaouais, comme le reste du Québec, fait face à une pénurie criante d’infirmières et de professionnels de la santé. Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais évalue les besoins à 350 infirmières supplémentaires pour la région.

La présidente-directrice générale du CISSS de l’Outaouais, Josée Filion, a souligné que l’ajout de 350 infirmières dans le réseau de la santé de la région permettrait de régulariser beaucoup de situations qui sont difficiles chez nous.

Une femme interrogée par des médias.

La PDG du CISSS de l'Outaouais, Josée Filion (archives).

Photo : Radio-Canada

Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Christian Dubé, s'est engagé à dévoiler, au cours des prochains jours, des pistes de solutions pour pallier cette pénurie, en Outaouais comme à travers le Québec. Ces solutions passeraient, entre autres, par une réorganisation des ressources et en allant chercher entre 4000 et 5000 infirmières du secteur privé ou à la retraite.

Questionnée à savoir si des primes pour les infirmières spécifiques à l’Outaouais pourraient aider la région dans la situation actuelle, Josée Filion a dit qu’il est certain que c'est une des pistes qui est très intéressante et qui peut très certainement nous aider.

Toutes possibilités pour notre région, on ne va pas les refuser, a-t-elle précisé.

La pénurie de professionnels de santé ne touche pas que l'Outaouais. C'est également le cas de l'autre côté de la rivière, selon l'Hôpital Montfort, qui indique, par courriel, que le recrutement d’infirmières – ou de personnel dans le secteur hospitalier en général – est un défi pour les hôpitaux, et ce depuis plusieurs années.

Malgré des efforts de recrutement, il y a en ce moment 741 postes en soins infirmiers à combler dans les hôpitaux de la région d’Ottawa, indique l'Hôpital Montfort.

Nous collaborons avec nos partenaires en enseignement mais il est évident que les besoins pour la formation d'une relève en soins infirmiers sont très élevés, ajoute-t-on.

Vaccination : des infirmières veulent une dérogation

À un peu moins d’un mois du 15 octobre, date limite à laquelle tous les travailleurs de la santé du Québec devront être adéquatement vaccinés, le Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (SPSO) souhaite que le CISSS de l'Outaouais demande au gouvernement du Québec une dérogation pour ses membres qui ont leur rendez-vous de deuxième dose après cette date.

La présidente par intérim du SPSO, Karine D’Auteuil, explique que cette dérogation servirait à ceux qui ont changé d’idée, faisant face à une obligation de la vaccination, qui ont décidé d’aller se faire vacciner, mais pour qui la deuxième dose aurait lieu après le 15 octobre.

Le SPSO demande donc au CISSS de l'Outaouais d'obtenir une dérogation pour que ces employés-là puissent travailler quand même pour ne pas accentuer la pénurie, avec preuve de rendez-vous pour la deuxième dose et [par exemple], un dépistage rapide avant chaque quart de travail, a proposé Mme D'Auteuil.

En entrevue à ICI Ottawa-Gatineau, vendredi, la présidente-directrice générale du CISSS de l'Outaouais, Josée Filion, n'a pas confirmé ni infirmé si cette demande sera faite auprès de Québec.

Je vous dirais que c'est des discussions qu'on a aussi à différentes tables [...] Je n'ai pas de levier ou de pouvoir décisionnel là-dessus. Donc, c'est une décision qui sera prise pas seulement pour la région de l'Outaouais, parce que vous le voyez, dans l'ensemble du Québec, c'est quand même difficile au niveau de la pénurie de main-d'œuvre, a-t-elle avancé.

On va s'inscrire dans l'orientation qui sera prise par le gouvernement. Nous, et moi, mon mandat, c'est de m'assurer de diminuer les impacts sur les services à la population, a ajouté Mme Filion.

Pour l'instant, je suis très, très ferme, dit Christian Dubé

En mêlée de presse, vendredi avant-midi, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a souligné que le gouvernement du Québec entend respecter le calendrier qu'il s'est fixé quant à la vaccination obligatoire pour le personnel œuvrant dans le milieu de la santé.

Portrait de Christian Dubé.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Christian Dubé (archives).

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

On a demandé à nos PDG, au cours des prochains jours, parce qu'il nous reste un mois, d'avoir un plan de contingence. Qu'est-ce qui arrive avec le personnel qui traite directement avec les patients? Qu'est-ce qu'on va devoir faire ou quelles sont les solutions? a répondu Christian Dubé.

Mais pour l'instant, je suis très, très ferme : la vaccination est obligatoire pour les employés de la santé.

Une citation de :Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec

L'attachée de presse du ministre Christian Dubé a précisé à ICI Ottawa-Gatineau que les travailleurs de la santé, dont le rendez-vous de deuxième dose est prévu après le 15 octobre, pourront retourner travailler une fois qu'ils auront reçu cette dernière.

Par exemple, un travailleur de la santé qui reçoit sa deuxième dose le 20 octobre pourra revenir au travail ce même jour, mais sera suspendu sans solde à partir du 15 octobre jusqu'à ce moment-là.

En Outaouais, en date de mardi, ce sont près de 900 professionnels de la santé qui n’ont pas obtenu une première dose et 1500 qui n’ont pas obtenu une deuxième dose d'un vaccin contre la COVID-19.

Au total, c'est 1500 personnes qui ne seront pas, au moment où on se parle, où on avait l'information, adéquatement vaccinées en date du 15 octobre, a indiqué la présidente-directrice générale du CISSS de l'Outaouais, Josée Filion. Bien évidemment, ce nombre-là évolue, parce que chaque jour, il y a des gens qui se font vacciner, a-t-elle ajouté.

On met tout en œuvre pour augmenter notre taux de vaccination pour avoir le moins d'impact possible sur nos services.

Une citation de :Josée Filion, présidente-directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais

Mme Filion a souligné qu’il y a deux régions de l’Outaouais, soit le Pontiac et la Vallée-de-la-Gatineau, où le CISSSest en mesure de constater qu'un défi nous attend dans les prochaines semaines et où le réseau souhaite que davantage de ses employés se fassent vacciner contre la COVID-19.

Avec les informations de Laurie Trudel, Hadi Hassin et Claudine Richard

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