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Le Musée des beaux-arts de Winnipeg renomme des œuvres autochtones

Des oeuvres d'art derrière la vitre de la voûte transparente à l'entrée du centre d'art inuit Qaumajuq.

Des oeuvres dans la voûte transparente à l'entrée du centre d'art inuit Qaumajuq, du Musée des beaux-arts de Winnipeg (WAG). Le centre est consacré à l’art, à la culture et à l’histoire des Inuit.

Photo : Radio-Canada / Holly Caruk

Radio-Canada

Le Musée des beaux-arts de Winnipeg (WAG) renomme 57 œuvres d’art pour décoloniser sa collection et mieux refléter la voix des communautés représentées.

Des titres d’œuvres étaient jugés inappropriés pour définir les Autochtones.

Coordonnatrice des programmes d’apprentissage, Aline Halischak indique que, si les gens voient les titres inadaptés aux réalités actuelles, ils pourraient avoir de mauvaises intentions ou acquérir de mauvaises connaissances et penser que ce mot est bon à utiliser.

Le WAG a mis en place un processus inclusif pour parvenir à renommer ces oeuvres. Des membres des Premières Nations ont été appelés à participer au processus visant à donner aux œuvres un titre qui représentait leurs communautés. De plus, les changements se sont faits en collaboration avec des descendants des artistes.

On va dans cette communauté-là, on parle aux aînés et on détermine un nouveau nom ou un nouveau titre pour l’œuvre. Le nouveau titre est très souvent dans la langue de la communauté autochtone d’où elle vient, explique Mme Halischak.

Aline Halischak donne une entrevue à Radio-Canada dans une pièce du Musée des beaux-arts de Winnipeg, alors que des œuvres sont installées sur une table derrière elle.

Aline Halischak, coordonnatrice des programmes d’apprentissage au Musée des beaux-arts de Winnipeg.

Photo : Radio-Canada

Les noms originaux des œuvres sont toutefois conservés. Ils sont présentés comme titres secondaires. Ainsi, il sera plus facile de retrouver ces œuvres dans des archives ou dans la littérature, souligne Mme Halischak.

En plus d’être plus respectueux des Premières Nations, le changement de nom permettra de valoriser les langues autochtones, selon elle.

On a du français et de l’anglais ici, mais ça, c’est vraiment de l’Europe, dit-elle. Les langues autochtones sont encore plus canadiennes que ces deux langues-là.

Les 57 œuvres ne représentent qu’une petite partie de la collection du WAG, qui en possède 28 000.

En mars 2021, le WAG a inauguré son nouveau pavillon d’art inuit, Qaumajuq, un mot inuktitut qui signifie c’est brillant, c’est lumineux.

Le WAG invite le public à une soirée, le 22 septembre, pour présenter et discuter de ce projet de décolonisation de sa collection.

Avec les informations d’Émile Lapointe

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