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Des milliers d’étudiants de l'Université Western dénoncent la violence sexuelle

Des milliers d'étudiants masqués rassemblés avec pancartes et drapeaux.

Des milliers d'étudiants de l'Université Western ont quitté les cours vendredi pour exiger que l'établissement prenne des mesures pour mettre fin à la violence sexuelle et soutenir les survivants.

Photo : CBC/Kate Dubinski

Radio-Canada

Des étudiantes et étudiants de l'Université Western ont débrayé et marché vendredi à London, en Ontario, pour protester contre le climat d'insécurité après plusieurs plaintes et allégations d'agressions sexuelles survenues sur le campus ces derniers jours.

Cette manifestation vient en soutien de celles qui ont subi des violences sexuelles après que quatre femmes se soient plaintes officiellement d'avoir été agressées la semaine dernière.

En toile de fond s'inscrivent aussi des allégations selon lesquelles un certain nombre d'étudiantes auraient été droguées et agressées sexuellement lors d'une fête dans la résidence étudiante Medway-Sydenham Hall. Selon la police, personne n'a déposé de plainte officielle.

Le débrayage est soutenu par les administrateurs de l'établissement.

Nous considérons qu'il s'agit d'un pas vers l'affirmation publique d'un engagement collectif à mettre fin à la violence sexuelle basée sur le genre. C'est une opportunité de travailler ensemble sur la culture de Western et de s'assurer que tout le monde se sente en sécurité sur le campus, peut-on lire dans un courriel envoyé à CBC.

Le fait que nombre des agressions alléguées lors de la semaine d'orientation n'aient pas été rapportées officiellement à la police signifie qu'on ne saura peut-être jamais ce qui s'est vraiment passé, déplore AnnaLise Trudell, de l'organisation Anova, un centre de refuge pour les femmes victimes de violences dans la région.

Des personnes marchent vers l'Université Western, la plupart sont habillées en bleu.

« Nous vous croyons », « l'Université Western a un problème de viols » : plusieurs pancartes en réaction à des plaintes et des allégations d'agressions sexuelles ont été brandies lors de la manifestations d'étudiants à l'Université Western vendredi.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Elle croit que le dépôt de plaintes permettrait de vérifier les allégations, qui, croit-elle, font partie d'un problème plus vaste.

Dans le passé, tant de survivantes se sont présentées à nous. On voit actuellement une campagne et une conversation élargie sur la violence sexuelle sur le campus.

Une citation de :AnnaLise Trudell, directrice de formation à Anova

Jeudi, l'Université Western a annoncé un plan d'action et un groupe de travail sur la violence sexuelle et la sécurité des étudiants. Ce plan prévoit l'obligation de donner des formations en personne sur le consentement et sur la prévention de la violence, ainsi que l'embauche de personnel de sécurité supplémentaire.

Une colonne de personnes brandit des pancartes.

Les manifestants ont clamé l'importance de lutter contre l'insécurité et la misogynie ressenties par les femmes.

Photo : Radio-Canada / Rozenn Nicolle

Le gouvernement de l'Ontario a également donné aux universités jusqu'en mars 2022 pour mettre à jour leurs politiques sur le signalement des violences sexuelles afin d'inclure des dispositions garantissant que les victimes présumées n'ont pas à révéler leurs antécédents sexuels.

Avec les informations de Rozenn Nicolle, et CBC News

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