•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un commerce de Toronto mis en difficulté par des stationnements inutilisés

Mark Evans fait un autoportrait, avec en fond les places de stationnement en question.

Selon Mark Evans, les trois places de stationnement à l'extérieur de son entreprise, Horizon Martial Arts, ont été utilisées par les résidents vivant à proximité et ce tout au long des restrictions sanitaires.

Photo : Photo fournie par Mark Evans

Radio-Canada

Lorsque l'Ontario a assoupli certaines de ses restrictions cet été et que Mark Evans a été autorisé à rouvrir son entreprise dans l'est de Toronto, la dernière chose à laquelle il s'attendait était que la Ville le traque pour ses frais de stationnement impayés.

Sa salle d’entraînement Horizon Martial Arts a été ouverte trois mois au total depuis le début de la pandémie en mars 2020 en raison des mesures de confinement pour contrôler la propagation de la COVID-19 qui ont particulièrement touché les gymnases de Toronto.

Il n'a pas payé les 3000 $ de frais municipaux pour trois places de stationnement commercial à l’extérieur de son entreprise. Selon lui, la grande majorité du temps, personne associé à son gymnase ne les utilisait. Il ne savait pas non plus s'il serait capable de survivre financièrement.

C'était une période assez effrayante, déclare-t-il. Je ne savais pas si j'allais m'en sortir. Personne ne savait vraiment ce qui allait se passer.

Lorsque Horizon Martial Arts a rouvert ses portes en juillet, la Ville l’a exhorté à payer, au moyen d’appels et de courriels, dit-il.

Mark Evans dans sa salle d'entraînement.

Mark Evans compte sur les 3000 $ en question pour améliorer le système de ventilation de sa salle.

Photo : Photo fournie par Mark Evans

La Ville vient après moi pour mettre de l'argent dans ses coffres à un moment où j'essaie juste de rebondir et d'améliorer mon espace, a-t-il expliqué. Je peux garantir que j'ai plus besoin de cet argent.

Il aimerait utiliser les 3000 $ en question pour moderniser le système de ventilation à temps pour l'hiver.

M. Evans explique qu’il avait proposé de payer pour les quelques mois où il était ouvert, mais la municipalité a repoussé cette offre.

La Ville de Toronto déclare être légalement obligée de percevoir les frais associés aux places de stationnement commercial et assure avoir proposé au propriétaire de l’endroit un plan de paiement flexible, qu’il a refusé. Pour renoncer à ces frais, la Ville aurait besoin du conseil municipal pour approuver leur renonciation, leur suspension ou leur modification.

Une pilule difficile à avaler

La reprise des entreprises ontariennes ne fait que commencer et le soutien du gouvernement doit se poursuivre, analyse Ryan Mallough, directeur des affaires provinciales de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI).

Les données du groupe de défense montrent qu'une entreprise sur trois dans la province est parvenue à atteindre ses niveaux de revenus d'avant la pandémie pour cette période de l'année, comparativement à moins d'une sur quatre à Toronto.

La ville est confrontée à une bataille plus difficile qui est unique

Une citation de :Bryan Mallough, directeur des affaires provinciales de la FCEI

Les entreprises du centre-ville, par exemple, dépendent de la ruée vers le déjeuner des employés de bureau ou des événements sportifs, deux secteurs qui sont toujours en convalescence, rappelle-t-il. Pendant ce temps, certains secteurs comme les gymnases avaient été fermés plus de 400 jours depuis le début de la pandémie et commencent à peine à se rétablir.

Ce type de commerces bénéficierait de la dispense des frais de stationnement et des permis de la ville, ajoute M. Mallough.

Si vous avez été fermé pendant la grande majorité des 18 derniers mois, c'est une pilule vraiment difficile à avaler lorsque la Ville vous demande de payer pour quelque chose que vous n'avez jamais utilisé. Cela peut ne pas sembler être une énorme somme d'argent, mais en ce moment, chaque petit geste compte vraiment.

Avec les informations de CBC News

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !