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Les manifestants à Fairy Creek ne sont pas des terroristes, plaident leurs avocats

Une femme est transportée par 3 agents de la GRC à Fairy Creek.

Depuis le début de l'application de l'injonction, 1020 manifestants ont été arrêtés à Fairy Creek et ses environs.

Photo : Offerte par Arvin Singh

Radio-Canada

Les manifestants contre l’exploitation des forêts anciennes à Fairy Creek, sur l’île de Vancouver, sont traités comme des terroristes par la Gendarmerie royale du Canada et l’entreprise forestière Teal Jones, dénoncent leurs avocats devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique.

Les manifestants s’opposent à la demande de renouvellement de l’injonction accordée en avril dernier à Teal Jones, qui expire le 26 septembre et qui leur interdit d’entraver les activités forestières dans ce secteur.

Depuis mai 2020, plus de 1000 manifestants ont été arrêtés pour avoir enfreint cet ordre de la Cour.

Des pratiques qui discréditent l'administration de la justice

L’avocate Elizabeth Strain a fait valoir jeudi que les policiers terrorisent de manière intentionnelle les opposants à la coupe d’arbres anciens.

Il y a des gens qui se placent en position terriblement dangereuse parce qu’ils ont peur pour leur avenir et ils se retrouvent devant une force militarisée et agressive, plaide-t-elle.

Elle a montré au tribunal des photos et des vidéos montrant des policiers soulever les masques de manifestants avant de les asperger de poivre de Cayenne, ou employant des techniques qu’elle considère non sécuritaires pour retirer les manifestants perchés dans les arbres ou positionnés dans des fossés.

L'avocate avance qu’un agent de la GRC n’a pas protégé l’intégrité physique d’un manifestant en utilisant une scie à chaîne à quelques centimètres de son visage.

Cela discrédite l'administration de la justice, croit Elizabeth Strain.

Le juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique Douglas Thompson a noté que les manifestants semblent utiliser des techniques sophistiquées qui rendent difficiles le travail des policiers.

Un manifestant est attaché à un arbre à Fairy Creek.

Depuis plus d'un an, des manifestants occupent des campements situés dans le bassin versant de Fairy Creek, près de Port Renfrew, sur l'île de Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Mike McArthur

Des erreurs de jugement, selon la GRC

Les policiers, de manière générale, agissent selon leurs droits lorsqu'il font respecter l’injonction, selon l’avocate du Procureur général du Canada qui représente la GRC, Donnaree Nygard.

Considérant l’ampleur de la situation, les manifestants et leurs avocats n’ont pas démontré de preuves suffisantes pour que la Cour s’oppose à un renouvellement de l’injonction, estime l’avocate Nygard. Vous n’avez simplement pas les preuves nécessaires pour tirer ces conclusions, a-t-elle dit au juge.

Avec ce nombre d’arrestations, il peut y avoir des erreurs de jugement par la GRC, admet-elle. Mais il revient aux institutions telle que la Commission civile d'examen et de traitement des plaintes relatives à la GRC de répondre à ces doléances, et non pas à la Cour, fait-elle valoir.

Le juge Thompson croit toutefois que ces enquêtes indépendantes prendront trop de temps, et qu’il semble évident que quelque chose ne marche pas dans l'application de l’injonction.

Les audiences doivent se terminer vendredi.

La Cour entend rendre sa décision après de 26 septembre. L'injonction restera en vigueur jusqu'à cette décision.

Avec les informations d'Adam Van der Zwan

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