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Avec la fin du rodage du passeport vaccinal, la police reprend ses contrôles

Une personne présente son code QR sur son téléphone portable à un homme muni d'une application pour en valider l'authenticité.

Le passeport vaccinal est exigé dans les établissements tels que bars, restaurants et gyms, de même que lors de rassemblements comme les spectacles.

Photo : Radio-Canada / François Sauvé

Radio-Canada

Votre passeport vaccinal, s’il vous plaît! Voici une requête qui risque fort de se multiplier ces prochains jours. Après un délai de grâce de deux semaines, l’attestation d’une double vaccination – notamment le précieux code QR – est exigée dans les lieux soumis à cette loi et les policiers du Québec comptent bien veiller à son application.

En entrevue à l’émission Tout un matin, le directeur général de l’Association des directeurs de police du Québec, Didier Deramond, rappelle que le non-respect de la mesure peut coûter cher au contrevenant.

En cas de non-conformité au règlement, un rapport d’infraction générale sera rédigé, qui sera envoyé au directeur des poursuites pénales et criminelles avec des amendes pouvant varier entre 1000 $ et 6000 $, plus les frais, précise M. Deramond.

Depuis le 15 septembre, une opération nationale concertée sur l’ensemble du territoire du Québec vise à épauler les responsables des lieux et des activités soumis au passeport sanitaire tout en intervenant auprès de ceux qui ne respectent pas les mesures sanitaires, indique Didier Deramond.

Concrètement, cela signifie que la police patrouille en uniforme et en civil afin de vérifier que le passeport vaccinal est bien exigé dans les endroits concernés.

Ce qu’on peut noter, c’est de la lassitude, la fatigue COVID, le relâchement des mesures sanitaires, alors il faut être présent sur le terrain.

Une citation de :Didier Deramond, directeur général de l’Association des directeurs de police du Québec

À moins d’un cas de force majeure, les forces de l’ordre ne prévoient pas de descente de police dans les bars, rassure M. Deramond, qui constate la bonne réception générale du passeport sanitaire au sein de la population.

Il y a seulement eu quelques appels d’assistance d’exploitants pour des expulsions de gens qui ne veulent pas se conformer, précise-t-il au micro de l’animateur Patrick Masbourian.

Une manne financière

Au printemps dernier, le non-respect du couvre-feu aura coûté plus de 30 millions de dollars aux récalcitrants.

En près de quatre mois de cette mesure unique au Canada, les différents corps policiers du Québec ont remis plus de 20 000 constats d’infraction à ceux qui circulaient sans motif essentiel pendant les heures d’interdiction.

Selon les données fournies par le ministère de la Sécurité publique, 20 958 contraventions ont été distribuées entre le 9 janvier et le 23 mai.

Chaque amende totalisant 1550 $, en incluant les frais, le couvre-feu aura donc coûté plus de 31 millions de dollars aux contrevenants.

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