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Plus de constructions pour réduire la pénurie de main-d’oeuvre dans les hôpitaux

Deux infirmières qui travaillent dans une unité de soins intensifs.

Deux infirmières qui travaillent dans une unité de soins intensifs.

Photo : getty images/istockphoto

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, affirme qu’une partie de la solution à la pénurie de main-d'œuvre dans le milieu de la santé passe par des investissements dans de nouvelles infrastructures.

Christian Dubé était dans Chaudière-Appalaches vendredi matin pour annoncer que le projet d’agrandissement de l’Hôtel-Dieu de Lévis entre dans sa phase de planification.

À terme, les travaux de 375 millions de dollars permettront notamment d’augmenter la capacité du bloc opératoire et du bloc endoscopique.

Christian Dubé esquisse un geste de la main lors d'une conférence de presse.

Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec (archives)

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Succès ailleurs

Le ministre a cité d’autres exemples pour illustrer que la réalisation de ce projet va, selon lui, attirer de nouveaux travailleurs.

À Montréal, où des investissements ont été faits au CHUM, au CUSM, à l'hôpital Sainte-Justine, plus on investit dans ces grands centres là, plus les employés de la santé ont le goût de revenir travailler parce que ce sont des endroits agréables, sécuritaires et où les patients sont contents de venir, soutient Christian Dubé.

Vue aérienne du CHUM.

Le Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM)

Photo : Getty Images / Sébastien St-Jean

Le PDG par intérim du CISSS de Chaudière-Appalaches partage cet avis.

Quand on travaille dans un environnement où on est à l'étroit, où les éléments logistiques côtoient la clientèle, c'est difficile de travailler. Ça a des impacts majeurs au niveau du climat. On est convaincus que des installations de cette nature-là, à la fine pointe de la technologie, vont attirer des ressources, souligne Patrick Simard.

Solution à long terme

Les travaux à l’Hôtel-Dieu de Lévis devraient débuter à l’hiver 2024, et les nouveaux locaux accueilleront leurs premiers patients à partir de 2027.

La construction de nouveaux locaux ne permettra donc pas de régler la crise à court terme.

L'Hôtel-Dieu de Lévis.

L'Hôtel-Dieu de Lévis

Photo : Radio-Canada / Raymond Routhier

Crise actuelle

Le quart des quelque 4000 postes vacants d’infirmières de la province se trouvent dans la grande région de Québec. 

Les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches sont toutes les deux à la recherche de 500 professionnelles.

Des femmes et un homme en tenue d'hôpital se tiennent debout en extérieur.

Une vingtaine d'infirmiers et d'infirmières du CHUL ont occupé un corridor de l'unité de néonatalogie pour protester contre la détérioration de leurs conditions de travail.

Photo : Radio-Canada

Des infirmières ont d’ailleurs manifesté, dans les dernières semaines, pour dénoncer la surcharge de travail et ce qu’elles considèrent comme l’abus du recours au temps supplémentaire obligatoire.

Des situations similaires sont observées ailleurs dans la province. L'urgence ambulatoire de l'Hôpital du Suroît, en Montérégie, a été fermée pendant une nuit en raison du manque de personnel.

À Senneterre, en Abitibi, des citoyens ont manifesté pour dénoncer la fermeture partielle de l'urgence.

Annonce imminente

Christian Dubé assure qu’il s’attaque à la pénurie de personnel et qu’un plan ambitieux sera présenté la semaine prochaine.

Fiez-vous sur moi qu'on va, avec nos équipes, trouver les bonnes façons de régler nos problèmes d'attraction et de rétention du personnel. L'important pour nous c'est d'arriver rapidement avec une solution. C'est ce qu'on va livrer dans les prochains jours, promet-il.

Le ministre répète son mantra des derniers jours, sans donner davantage de détails, soit que la solution va passer par la planification et la réorganisation du travail.

Des dizaines de personnes tiennent des pancartes lors d'une manifestation à Senneterre.

Des citoyens ont manifesté contre la fermeture partielle de l'urgence de Senneterre.

Photo : Radio-Canada / Marc-André Landry

Christian Dubé dit comprendre les citoyens inquiets, comme ceux de l’Abitibi, mais il assure faire pleinement confiance aux décisions des gestionnaires locaux.

La PDG a décidé qu'il était plus important d'avoir une décision régionale et par rapport aux urgences de Senneterre, de réduire le nombre d'heures, de rediriger les gens vers Val-d'Or pour éviter d'avoir des employés qui, soit par découragement ou fatigue, décident de ne pas rentrer, affirme-t-il.

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