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Nouvel intérêt pour la vaccination après l’annonce du passeport vaccinal au N.-B.

Le propriétaire d'un Jean Coutu à Dieppe en entrevue dans sa pharmacie.

Dennis Abud, pharmacien

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Depuis l’annonce de la mise en place d’une preuve vaccinale au Nouveau-Brunswick, qui sera nécessaire pour fréquenter plusieurs endroits dans la province, les téléphones des pharmaciens ne dérougissent pas. Les centres de vaccination aussi gagnent en popularité.

Ç’a commencé mercredi après souper. Mes téléphones se sont allumés. C’était comme l’arbre de Noël chez nous. Les téléphones n’ont pas arrêté, les gens voulaient leur vaccin là, a expliqué Dennis Abud, pharmacien à Dieppe.

Même son de cloche pour Éric Lee, pharmacien propriétaire de deux succursales, une à Clair et l’autre à Edmundston.

Ça n’a pas pris une demi-heure après l’annonce du gouvernement que les téléphones ont commencé à sonner, a précisé M. Lee en entrevue à l'émission La matinale.

Les gens appellent pour obtenir leur première dose, leur deuxième ou obtenir leur preuve comme quoi ils ont bien reçu leur vaccin contre la COVID-19.

Il y a des gens qui cherchent aussi une deuxième preuve ou ils veulent leur preuve. Même si on leur a donné, ils l’ont perdue. Ça, c’est important pour eux, a avancé M. Abud.

Je suis surpris du nombre de demandes pour les premières doses qu’on a. Ce n’est pas 50 %, mais je dirais que c’est de 35 % à 40 % des vaccins qu’on donne, c’est des premières doses.

Une citation de :Éric Lee, pharmacien

Il y a eu une grande demande pour la vaccination en mars, selon les pharmaciens, et après ça à la fin août, tout juste avant la rentrée scolaire. Les pharmacies, dont certaines avaient arrêté d’offrir la vaccination contre la COVID-19 en raison d’une baisse de la demande, s’attendent maintenant à des semaines très achalandées.

On a des cliniques [tous les jours] la semaine prochaine, mais ça se remplit tellement vite. On dit aux gens d’aller en ligne, mais ils ne veulent pas. Donc, ils font leur rendez-vous au téléphone. C’est quand même difficile, a expliqué M. Abud.

On demande aux gens aussi de respecter notre temps, parce que c’est un peu bordélique. On dirait qu’on est de retour au mois de mars. Je pense que ça va se calmer aujourd’hui, espère le pharmacien de Dieppe.

Après avoir obtenu leur première dose, les gens doivent attendre 28 jours avant de recevoir la deuxième. Les pharmacies s’attendent aussi à un achalandage accru pour la vaccination contre la grippe saisonnière en octobre.

Dès minuit le 22 septembre, la preuve vaccinale sera obligatoire pour entrer dans plusieurs lieux publics, comme les cinémas et les restaurants.

Les centres de vaccination des régies gagnent aussi en popularité

Selon le porte-parole de la santé publique, Bruce Macfarlane, on a pris jeudi 1929 rendez-vous pour recevoir le vaccin contre la COVID-19 dans les centres des régies régionales de la santé. La santé publique fait état de 1700 créneaux horaires qui ont été réservés à cet effet mercredi.

Avant l’annonce du passeport vaccinal mercredi, la moyenne était de 600 rendez-vous par jour.

Les centres de vaccination des régies régionales connaissent aussi une hausse du nombre de personnes se faisant vacciner sans rendez-vous. Un centre de la région de Moncton a dû se faire livrer 600 doses supplémentaires jeudi pour répondre à la demande.

Une file de personnes à l'extérieur.

Une file devant un centre de vaccination à Bouctouche vendredi

Photo : Radio-Canada / Michèle Brideau

Même s’il y avait une longue file devant un centre de vaccination à Bouctouche vendredi, la plupart n’y étaient pas par choix.

Tu as pas le choix. Si tu prends pas tes deux piqûres, tu peux pas rentrer. Ils vont forcer ça dans les restaurants, puis à beaucoup de places de travail, explique Daniel Girouard de Notre-Dame.

Je ne veux pas être ici du tout. Je ne veux pas me faire vacciner, mais je n’ai pas le choix, affirme en anglais John Julian de la Première Nation d'Elsipogtog.

Carole Hergott de Cocagne soutient que son employeur l’a renvoyé chez elle lorsqu’elle n’a pas pu lui montrer sa preuve de vaccination.

C’est pas vraiment un choix, mais j’ai pas le choix. Ça fait que je suis là, explique-t-elle en attendant son tour.

D'après les informations de La matinale d'ICI Acadie, de Michèle Brideau, de Pascal Raiche-Nogue et de Marie-Hélène Lange

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