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Le système de santé craint de devoir choisir les patients qui recevront des soins

Deux infirmières qui travaillent dans une unité de soins intensifs. (archives)

La Saskatchewan pourrait voir une moyenne de sept jours de 125 personnes infectées aux soins intensifs d'ici le 30 septembre. (archives)

Photo : getty images/istockphoto

Radio-Canada

Face à la pression exercée sur les hôpitaux, la médecin en chef de l'Autorité de santé de la Saskatchewan (SHA), Susan Shaw, craint que le système de santé ne soit obligé de choisir les patients qui devront recevoir des soins dans les différents départements hospitaliers de la province.

Elle a déclaré qu’il suffit d’un seul accident grave entre plusieurs véhicules ou d’un seul traumatisme majeur pour atteindre le pire, soit un tournant jamais vu

Nous décidons déjà quel patient dont l'opération sera retardée pour créer de la place pour les patients atteints de la COVID-19 parce que nous avons besoin de leur lit, a-t-elle affirmé dans une note interne obtenue par CBC.

Les travailleurs de la santé ont besoin que les habitants de la Saskatchewan se fassent vacciner, restent masqués et gardent leurs distances les uns par rapport aux autres, a-t-elle ajouté.

Dans le point de presse de jeudi, le médecin hygiéniste en chef de la Saskatchewan, Saqib Shahab, a affirmé que la situation était critique.

Nous arrivons à une phase où, si les choses ne changent pas, les personnes atteintes de la COVID-19 n'auront pas de lit aux soins intensifs. Les patients qui n'ont pas la COVID-19, mais qui ont une crise cardiaque n'auront pas de lit. Les personnes qui attendent une intervention chirurgicale urgente seront toujours retardées. Je pense donc que les choses sont à un point critique, a-t-il affirmé.

Jusqu’à 125 patients aux soins intensifs d’ici la fin septembre?

Lors d'une assemblée générale virtuelle avec les médecins jeudi soir, la SHA a signalé qu'elle était passée à la deuxième des quatre phases d'augmentation de la capacité des soins intensifs, alors que la première phase avait eu lieu il y a trois semaines.

Dans la phase appelée verte, le système dispose de suffisamment de lits pour les personnes qui doivent être placées aux soins intensifs. La Saskatchewan dispose d'une base de 79 lits.

Dans la deuxième étape, appelée jaune, le système est remis en question, et les soins de santé sont perturbés, d'où les ralentissements annoncés à la fin de la semaine dernière, qui permettent à la province d’aller jusqu'à 116 lits aux soins intensifs en redéployant du personnel.

La semaine dernière, la SHA a demandé aux employés d'aller encore plus loin, c’est-à-dire jusqu'à 130 lits de soins intensifs, dont 80 pour les patients atteints de la COVID-19.

Dans un tableau transmis aux chefs de division de la SHA avant l'assemblée publique de jeudi et obtenu par CBC, des projections indiquent que, en Saskatchewan, il pourrait y avoir une moyenne de 125 personnes infectées aux soins intensifs durant 7 jours d'ici le 30 septembre.

Nous utiliserons toutes les ressources à notre disposition pour soigner tous les patients pendant cette période, a déclaré Scott Livingstone, son directeur général, lors de la conférence de presse de jeudi. Notre organisation est mise à rude épreuve, plus qu'elle ne l'a jamais été auparavant.

Un bon début

Selon Alex Wong, médecin spécialiste des maladies infectieuses à la SHA, les nouvelles mesures annoncées jeudi sont un bon début.

Je ne pense pas que cela va être suffisant, a-t-il affirmé en précisant qu’il aimerait que la province suive l'exemple de l’Alberta afin de limiter la taille des rassemblements.

Si l'on compare notre courbe à celle de l'Alberta, on constate que nous sommes sur la même trajectoire ascendante, très dangereuse et abrupte, a-t-il déclaré.

Le Dr Shahab a déclaré que, si le nombre d'hospitalisations ne diminue pas, d'autres mesures devront être envisagées.

Interrogé sur sa responsabilité dans la survenue de la quatrième vague de COVID-19 en Saskatchewan, le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, a répondu que son gouvernement prend toujours ses décisions en collaboration et avecl'information dont [il dispose] à ce moment-là .

Avec les informations de Guy Quenneville

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