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Des représentants de la fransaskoisie déçus par le débat sur les enjeux francophones

Alain Rayes, René Villemure, Mélanie Joly, Luc Joli-Coeur et François Choquette sur le plateau lors du débat sur les enjeux francophones.

Plusieurs Fransaskois avaient déjà voté par anticipation au moment du débat organisé mercredi.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Tremblay

Charles Le Bourgeois

Au lendemain du débat fédéral sur les enjeux francophones organisé par Radio-Canada, des représentants d'organismes fransaskois ne cachent pas leur déception.

Parmi eux, le président de l'Assemblée communautaire fransaskoise (ACF), Denis Simard, regrette que cet échange n'ait pas eu lieu avec les chefs des partis, mais avec d'autres représentants des formations politiques, même si ceux-ci ont la francophonie à cœur.

Il déplore le manque de surprises lors de ce débat. Les invités ont échangé sur des enjeux qui existent déjà, dit-il en référence à l’éducation, l’économie et la culture. Selon Denis Simard, il aurait fallu par exemple un nouvel engagement fort sur les langues officielles du Canada.

Le président de l’ACF se réjouit toutefois d’avoir pu constater les différences entre les partis. Cela permettra, dit-il, de savoir lequel sera le mieux pour la communauté francophone et acadienne du Canada. Denis Simard pense que cela aura une influence dans les relations qu’il entretiendra avec les partis après les élections. Nous avons hâte de commencer le travail.

La présidente du Conseil culturel fransaskois (CCF), Anne Brochu Lambert, se félicite que la culture francophone minoritaire ait été incluse dans le débat, mais elle juge qu'il reste encore de gros efforts à faire. Selon elle, le milieu a besoin d’appuis jusqu’à ce que la pandémie se termine, notamment pour innover, explique-t-elle.

La présidente du CCF croit qu’il y a de la sensibilisation et de l'éducation à faire auprès de tout le monde. En attendant, ce débat lui aura permis, dit-elle, de savoir dans quelle mesure les partis sont intéressés par les arts et la culture.

Michel Dubé, un Fransaskois de Prince Albert qui suit de près les dossiers sur les enjeux francophones, n’est pas complètement satisfait lui non plus. Il regrette qu'une grosse partie du débat ait touché, selon lui, le Québec et l’est du pays. « On semblait s’arrêter au Manitoba, comme s’il n’y avait pas de francophones dans l’Ouest », déplore-t-il.

M. Dubé rappelle que les besoins des communautés francophones sont très différents d’un bout à l’autre du pays. Il est difficile de discuter de tous les enjeux en une heure, admet-il.

On a fait un effort louable mais incomplet sur tous les dossiers.

Une citation de :Michel Dubé, Fransaskois de Prince Albert, observateur des dossiers francophones

Il s’agit maintenant pour les Fransaskois de choisir en qui ils ont le plus confiance pour faire avancer les dossiers, notamment les lacunes au niveau des services en français hors Québec, explique Michel Dubé.

Comme lui, de nombreuses personnes avaient déjà voté par anticipation avant la tenue de ce débat, qui ne pourra donc pas entraîner un changement dans leur intention de vote. Mon vote a déjà été soumis, donc le débat n'a pas eu de poids sur ma décision, indique ainsi Anne Brochu-Lambert.

Ma famille et moi avons voté par la poste. Donc c'est sûr que c'est un effet négligeable que ça va avoir, mentionne de son côté Denis Simard.

Avec les informations de Katia St Jean

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