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Un aide-enseignant coupable d’agression sexuelle a travaillé à la CSFY

Des bancs d'école dispersés autour des bureaux.

Une salle de classe à l'École Émilie-Tremblay à Whitehorse.

Photo : Commission scolaire francophone du Yukon

Radio-Canada

Un ancien aide-enseignant de Whitehorse faisant face à des accusations de nature sexuelle et reconnu coupable d’agression sexuelle sur un enfant en 2020 a travaillé à temps partiel pour la Commission scolaire francophone du Yukon en 2012-2013.

Dans un communiqué envoyé aux parents, la CSFY affirme faire son devoir en informant les familles que William Auclair-Bellemare a travaillé à temps partiel au niveau secondaire de l’École Émilie-Tremblay durant l’année scolaire 2012-2013.

Il est important de noter qu’il n’y a pas eu d’accusations portées contre cet individu en lien avec un élève de la CSFY à ce jour, souligne la commission scolaire.

Le nom de l’accusé n’avait pas été divulgué avant que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ne le fasse, vendredi.

William Auclair-Bellemare fait face à sept chefs d’accusation de nature sexuelle portées en raison de sévices qu’auraient subis deux jeunes victimes de l’École élémentaire Hidden Valley entre 2015 et 2017.

En 2020, l’homme a plaidé coupable d'agression sexuelle envers un autre enfant qui fréquentait également l'École Hidden Valley en 2019.

Nous sommes conscients que les accusations annoncées par la GRC peuvent être très préoccupantes pour les élèves, les familles, le personnel et la communauté, indique la CSFY. Nous voulons faire tout notre possible pour traverser cette situation ensemble, en tant que communauté unie.

La commission scolaire dit aussi prendre tout préjudice très au sérieux et invite les parents, avec le ministère de l’Éducation, à contacter les autorités s’ils ont des raisons de croire qu’un membre du personnel a causé un préjudice à un enfant.

Des informations pour aider les jeunes victimes d’actes criminels sont aussi disponibles en ligne sur le site web du gouvernement du Yukon (Nouvelle fenêtre).

Rebâtir la confiance avec les parents

Des membres du ministère de l’Éducation et de la GRC doivent par ailleurs rencontrer les parents de l’École Hidden Valley la semaine prochaine.

Après le premier procès en 2020, le gouvernement n’a jamais contacté les parents de l’école pour les informer de la situation.

Ce n’est qu’après la sortie d’un reportage de CBC sur une poursuite civile reliée au dossier que les parents ont appris ce qui s’était passé dans leur école. La GRC a confirmé avoir reçu de nouvelles plaintes contre l’aide-enseignant après la sortie de l’histoire.

L'École Hidden Valley et son terrain de jeux.

L'École élémentaire Hidden Valley de Whitehorse.

Photo : Radio-Canada / Jackie Hong

En entrevue jeudi, la ministre de l’Éducation, Jeanie McLean, a affirmé que son ministère travaillait à réparer la relation avec les parents et à revoir ses procédures.

« Nous admettons que la confiance a été brisée avec l’école, mais je crois que nous aurons beaucoup d'occasions d’avancer ensemble, et c’est là où nous en sommes avec les rencontres que nous aurons », dit-elle.

Le député de Lake Laberge, Brad Cathers, dit cependant continuer d’entendre des commentaires de parents frustrés, qui lui ont d'ailleurs demandé d'assister à la rencontre la semaine prochaine.

Le gouvernement n’a pas été en mesure de répondre pourquoi il n’a pas informé les parents lorsqu’il a pris connaissance de la situation en 2019, dit-il.

Avec des informations de Jackie Hong

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