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Maxime Bernier dit vouloir unir les Canadiens sous le « parapluie de la liberté »

Maxime Bernier salue les partisans réunis devant les locaux de CBC.

Le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, a tenu un discours lors d'un rassemblement partisan organisé devant les bureaux de CBC, à Toronto.

Photo : CBC / Evan Mitsui

Devant ses partisans réunis face aux locaux de CBC à Toronto, le chef du Parti populaire du Canada (PPC), Maxime Bernier, a de nouveau dénoncé, jeudi, la vaccination obligatoire et le passeport sanitaire, après que l'Alberta et la Saskatchewan eurent décidé de resserrer les restrictions pour lutter contre la COVID-19.

Liberté! Liberté! Liberté! Sous les acclamations de ses partisans, M. Bernier est revenu à la charge contre les mesures sanitaires mises en place pour endiguer la pandémie au pays et qui sont, selon lui, injustifiées.

Le chef du PPC a réaffirmé sa volonté de défendre la liberté de choisir, tout en comparant sa lutte à celle des féministes qui ont défendu le droit à l'avortement – une question sur laquelle M. Bernier n'a pas souhaité se positionner, bien qu'il n'exclut pas d'en relancer le débat.

Je dis la même chose qu'elles aujourd'hui : mon corps, mon choix!, a-t-il déclaré.

C'est sous le parapluie de la liberté que Maxime Bernier compte unir tous les Canadiens lors du scrutin fédéral, lundi. L'ex-ministre conservateur, qui a fondé le PPC en 2018, a dénoncé ce qu'il considère comme de la ségrégation et de la discrimination subies par ceux qui ont fait le choix de ne pas être vaccinés contre la COVID-19.

Tout le monde est dans le même bateau! Tout le monde peut propager le virus! Nous savons que les personnes vaccinées, si elles ont la COVID-19, auront de légers symptômes, mais comme les Canadiens, comme moi, qui ont choisi de ne pas se faire vacciner, elles peuvent propager le virus, a ajouté Maxime Bernier, en omettant de mentionner l'efficacité du vaccin pour prévenir les formes les plus graves de la maladie, les hospitalisations et les décès.

Je veux être capable d'aller au restaurant, d'aller à une partie de baseball, a dit M. Bernier, en réaction aux provinces qui ont choisi d'interdire une série d'activités non essentielles à ceux qui ne sont pas pleinement vaccinés, au moment où le pays traverse une quatrième vague de COVID-19.

Rouvrons notre économie, dites non au confinement, non au passeport vaccinal et oui à la liberté.

Une citation de :Maxime Bernier, chef du Parti populaire du Canada

Une candidate du Parti populaire à Vancouver s'est par ailleurs attiré les foudres de l'Assemblée des Premières Nations de la Colombie-Britannique après avoir comparé le passeport vaccinal à la discrimination subie par les enfants autochtones dans les pensionnats.

M. Bernier avait commencé sa journée en attaquant sur Twitter le premier ministre de l'Alberta, Jason Kenney, qu'il a traité de menteur et d'hypocrite. La veille, il avait annoncé qu'il passerait les derniers jours de sa campagne dans cette province pour épauler les Albertains dans leur lutte contre ce despote.

Le premier ministre albertain a annoncé mercredi la mise en place d'une preuve de vaccination obligatoire pour certaines activités. Il a dit regretter d'avoir tardé à imposer des mesures sanitaires pour lutter contre la COVID-19.

Après que Jason Kenney eut déclaré l'état d'urgence sanitaire mercredi, c'était au tour de la Saskatchewan d'imposer un passeport vaccinal, jeudi.

M. Bernier avait justement choisi de ne pas tenir son rassemblement de la soirée électorale en Beauce, où il tente de se faire élire, lui préférant la ville de Saskatoon, qui n'était pas sous le coup de restrictions sanitaires.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

Les partisans de M. Bernier ont été des dizaines à se masser en soirée, jeudi, devant les locaux de CBC, que le PPC s'engage à cesser de financer.

Quand la tyrannie devient loi, la révolution devient notre devoir, a martelé Maxime Bernier, reprenant ici une devise qu'il a répétée tout au long de sa campagne.

Ce slogan est aussi celui d'un groupe d'extrême droite, les Three Percenters, dont certains membres ont participé à l'assaut du Capitole américain, le 6 janvier dernier. Un porte-parole du Parti populaire a toutefois assuré à CBC que M. Bernier n'était pas au courant de l'existence de ce groupe marginal ni de ses slogans.

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