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Sherbrooke met sur pied un comité pour améliorer la sécurité des femmes

Des voitures circulent la nuit au centre-ville de Sherbrooke.

Plusieurs femmes disent éviter de circuler seules dans certains secteurs du centre-ville de Sherbrooke la nuit. (archives)

Photo : Radio-Canada / RÉJEAN BLAIS

Radio-Canada

La Ville de Sherbrooke met sur pied un comité pour améliorer la sécurité des femmes. Le comité d'Action femmes et sécurité urbaine (CAFSU Sherbrooke) a pour mission de rendre les rues et les lieux publics plus sécuritaires pour celles-ci.

Ce nouveau comité fait écho au Manifeste sur la sécurité des femmes présenté en mars dernier. Ce dernier avait reçu plus de 1000 signatures et mettait en lumière des situations de violence et d'inquiétude vécues par des Sherbrookoises.

La conseillère municipale Danielle Berthold avait été directement interpelée pour s’attaquer au problème.

Ça fait déjà quand même quatre ans que je suis présidente du comité de sécurité publique et jamais je n’avais été interpelée de cette façon-là, révèle-t-elle.

Le CAFSU est composé d'une trentaine de membres qui incluent notamment des organismes communautaires, la Société de transport de Sherbrooke (STS) et le Service de police de Sherbrooke (SPS).

Ce comité verra à faire en sorte que les rues soient de plus en plus sécuritaires pour les femmes, explique Danielle Berthold. On veut voir comment on peut améliorer nos ruelles, on veut voir quand il y a de nouveaux aménagements qu’il n’y a pas de rues sans issue avec un grand mur pour faire en sorte que les gens se sentent coincés s’ils sont poursuivis.

La première mission du CAFSU sera d'organiser une consultation publique pour avoir une vue d'ensemble du problème. Un pas dans la bonne direction estime la présidente du comité Femmes de la Ville, Marie-Danielle Larocque.

Les municipalités ont un rôle à jouer dans l’atteinte de l’égalité entre les femmes et les hommes. Déjà de consulter la population, consulter les femmes, leur demander à elles quelles sont leurs conditions de vie, ce qu’elles vivent, ce qui les dérange, ce qui fait en sorte qu’elles ont un sentiment d’insécurité au sein de la ville, c’est la première étape, estime-t-elle.

La sécurité est un des enjeux les plus importants en Estrie pour les groupes de femmes, avec le logement et le transport.

Une citation de :Marie-Danielle Laroque, agente à la vie associative pour ConcertAction Femmes Estrie.

Le comité va ensuite mettre sur pied un plan d'action d'ici 2022. La Ville assure toutefois qu'en attendant, des gestes ont déjà été faits pour améliorer la sécurité. 

Il y a des commerçants du centre-ville qui ont été rencontrés pour donner leur appui au projet et nous dire certains points, peut-être, qui étaient défaillants. 

Une citation de :Steve Lussier, maire de Sherbrooke

Le maire donne comme exemple un manque de lumière dans certaines ruelles. Il suggère également d'augmenter la présence policière.

Des lieux problématiques 

La présidente du Comité de sécurité publique de la Ville de Sherbrooke, Danielle Berthold, ajoute avoir beaucoup appris au cours des derniers mois. On a comme découvert que le centre-ville était un endroit très très problématique, où les gens ne se sentent pas en sécurité et aussi un petit peu plus haut, en haut de la côte King. Donc les gens n’aiment pas sortir le soir, les gens se font siffler, les gens se sentent poursuivis.

Radio-Canada a consulté des passantes sherbrookoises jeudi. Beaucoup d’entre elles ont mentionné éviter certains coins du centre-ville, comme la rue Wellington Sud, tard le soir. Certaines ont indiqué avoir encore plus de craintes lorsqu'elles y sont seules la nuit.

La clientèle, le monde qui se promène le soir, on se sent un peu moins en sécurité, mentionne une passante.

Dans mon quartier c’est quand même noir, avoir des lumières un peu partout pourrait être plus sécurisant, renchérit une autre.

Des initiatives à faire connaître

Marie-Danielle Larocque indique que certaines initiatives mises en place pour améliorer la sécurité des femmes à Sherbrooke mériteraient d'être mieux connues. Après 20 h, la STS offre par exemple la possibilité de descendre des autobus entre deux arrêts pour permettre de se rapprocher de son point d'arrivée.

La mesure existe, mais elle n’est pas publicisée dans l’ensemble des autobus, ajoute celle qui est également agente à la vie associative pour ConcertAction Femmes Estrie. Il n’y a pas de promotion de cette mesure-là, alors que c’est très important, autant pour les femmes que pour les aînés ou les personnes qui ont un handicap invisible.

Danielle Berthold compte y remédier. Il y aura une campagne de promotion, on va vraiment travailler avec tous nos partenaires.

Avec les informations de Marion Bérubé

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