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Facebook renforce sa lutte contre les groupes complotistes

Des gens brandissent des drapeaux et des porte-voix lors d'une manifestation en Allemagne.

Le mouvement allemand Querdenken rassemble des membres de l'extrême gauche, des adeptes des théories du complot, des antivaccins ainsi que des militants et militantes de l'extrême droite

Photo : Getty Images / Thomas Niedermueller

Radio-Canada

Facebook a présenté jeudi un nouvel outil de lutte contre les groupes et personnes utilisant sa plateforme à des fins potentiellement néfastes pour la société, comme les mouvements qui répandent des théories du complot et érodent la confiance du public, dans les vaccins contre la COVID-19, par exemple.

Les campagnes coordonnées pour nuire à la société impliquent généralement des réseaux d'utilisatrices et d'utilisateurs authentiques qui s'organisent entre eux pour systématiquement enfreindre nos règles afin de causer des dégâts sur la plateforme ou en dehors, a expliqué Nathaniel Gleicher, directeur des règlements sur la sécurité de Facebook, lors d'une conférence de presse.

Un homme avec des lunettes parle devant un micro

Nathaniel Gleicher

Photo : Getty Images / Alex Wong

Première cible du réseau social : le mouvement allemand Querdenken (qu’on pourrait traduire par anticonformiste), qui associe les mesures sanitaires contre le coronavirus à des privations de liberté anticonstitutionnelles.

Il réunit des membres de l'extrême gauche, des adeptes des théories du complot, des antivaccins ainsi que des militants et militantes de l'extrême droite, et a organisé de nombreuses manifestations depuis le début de la pandémie.

Le réseau social avait déjà pris des mesures au cas par cas contre des contenus qui enfreignaient ses règlements sur la désinformation médicale, l'incitation à la violence, le harcèlement, etc.

Il considère désormais cette mouvance comme une menace pour la sécurité.

L'équipe de Nathaniel Gleicher compte donc appliquer des tactiques de cybersécurité, d'ordinaire réservées aux opérations de manipulation orchestrées par des mouvements anonymes, souvent des groupes financés par des États comme la Russie.

Car sans être des groupes terroristes classés comme dangereux par la plateforme – et donc totalement bannis – Querdenken et d'autres mouvements potentiels ont un fonctionnement hautement antagoniste, a indiqué M. Gleicher.

Ils s'adaptent à nos mesures coercitives et se coordonnent pour éviter d'être repérés, a-t-il détaillé.

Critiqué tant par la gauche que par la droite

Le réseau social, qui compte près de 3 milliards d'utilisatrices et d'utilisateurs mensuels, avance prudemment.

D'un côté, il est accusé par les démocrates des États-Unis, des gouvernements européens et de nombreuses ONG de contribuer à la propagation de la désinformation qui déstabilise les démocraties dans le monde et peut avoir des conséquences dramatiques dans la vie réelle.

Mais les partisanes et partisans conservateurs de nombreux pays lui reprochent, pour leur part, de censurer la liberté d'expression.

Facebook ne voulait pas créer une règle qui aurait mis en infraction des réseaux organisés, authentiques et non nuisibles, a insisté David Agranovich, un directeur de l'équipe.

Le débat sur la désinformation liée à la pandémie a pris de telles proportions qu'en juillet, le président américain, Joe Biden, a estimé que le groupe californien et d'autres plateformes tuaient des gens en laissant circuler de fausses informations sur la vaccination contre la COVID-19.

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