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10 jours de grève dans les CPE à partir du 24 septembre

Des enfants dans une garderie.

La première journée de grève aura lieu le 24 septembre.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Un casse-tête s'annonce pour des dizaines de milliers de parents québécois. Le 24 septembre, les 11 000 employés des centres de la petite enfance affiliés à la CSN déclencheront une première journée de grève d'un mandat qui en comprend 10.

Stéphanie Vachon, représentante du secteur des CPE à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), a annoncé dans un communiqué que le mandat de grève avait été adopté à 97 % par les membres.

Il s'agit pour nous d'un message extrêmement fort envoyé au gouvernement : vos offres déposées en juillet sont insuffisantes et, si vous souhaitez en arriver à une entente, vous devrez revenir à la table avec une proposition sérieuse, indique-t-elle.

Neuf autres journées de grève seront décrétées, mais les dates n'ont pas été précisées.  Par respect pour les parents, qui sont très nombreux à nous appuyer, nous nous engageons à les informer à l'avance afin de leur permettre de trouver des solutions de rechange , souligne Stéphanie Vachon.

Enjeux salariaux

Les salaires des éducatrices sont le principal point d’achoppement dans les négociations. Le gouvernement du Québec offre des augmentations salariales de 12 % sur quatre ans. Cela ferait passer le salaire des éducatrices qualifiées en CPE de 25,15 $ l’heure à 28,25 $ l’heure (au dernier échelon salarial).

Or, actuellement, l'échelon maximal des techniciennes en service de garde scolaire s'élève à 29,05 $ l’heure. Le syndicat des éducatrices en CPE exige donc du gouvernement des augmentations de salaire équitables et concurrentielles avec le réseau scolaire – puisqu’il s’agit de la même formation collégiale.

Les éducatrices réclament ainsi jusqu’à 23 % d’augmentation de salaire, et qu’il dépasse les 30 $ l’heure.

Un métier peu attrayant

Les salaires ne sont toutefois pas le seul enjeu de la négociation. Le milieu des CPE connaît une pénurie de main-d'œuvre, les démissions s’accumulent et il y a des ruptures de services, affirme le syndicat.

De plus, la profession attire de moins en moins d'étudiants. En effet, le taux de diplomation de la technique est de 25 %, ce qui est bas. Si beaucoup d’éducatrices en CPE quittent la profession, le recrutement ne peut pas combler les pertes.

On n’attire plus et on ne retient plus les éducatrices, a confié Geneviève Bélisle, directrice générale de l’Association québécoise des centres de la petite enfance.

Pour elle, il faut que les éducatrices se mobilisent davantage, et qu’elles soient payées à leur juste valeur.

Car les éducatrices ont des responsabilités accrues, comparativement aux techniciennes en services de garde en milieu scolaire : elles doivent notamment suivre un programme éducatif – ce qui n’est pas le cas dans les écoles. Mais en CPE, elles gagnent moins.

Des demandes raisonnables

Mme Bélisle a souligné que le minimum, pour les éducatrices, est d’avoir des salaires concurrentiels par rapport au milieu scolaire.

Même son de cloche du côté de Stéphanie Vachon, qui a mentionné que les membres sont déterminées plus que jamais, sont prêtes à livrer bataille et à en découdre avec le gouvernement pour améliorer leurs conditions.

Les éducatrices réclament également les moyens pour donner de meilleurs services aux enfants, dont ceux qui ont des besoins particuliers, ainsi que le respect en tout temps des ratios pour la sécurité des tout-petits, a indiqué la CSN dans son communiqué.

La FSSS-CSN représente près de 11 000 membres qui travaillent dans les CPE, mais moins de 50 % des CPE sont syndiqués.

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