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Pas de libération pour le maître d’un pitbull qui a défiguré une fillette

Karim Jean-Gilles lors de son arrestation du 12 janvier 2017, après avoir frappé un huissier et un policier.

Karim Jean-Gilles lors de son arrestation du 12 janvier 2017, après avoir frappé un huissier et un policier.

Photo : Radio-Canada

Le maître du pitbull qui avait défiguré une fillette de 7 ans à Brossard en 2015 représente encore un danger et doit demeurer derrière les barreaux. C'est la conclusion de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) qui rend une décision exceptionnelle en révoquant la libération d'office de Karim Jean-Gilles.

La CLCC est convaincue que le risque de récidive de Karim Jean-Gilles est inacceptable pour la société.

L'homme de 38 ans purge une peine de près de six ans de détention après avoir été reconnu coupable de négligence criminelle causant des lésions et de voies de fait contre un agent de la paix notamment.

Selon la décision de la Cour du Québec rendue en 2018, Karim Jean-Gilles a démontré une insouciance déréglée envers la sécurité de ses voisins en omettant de munir ses chiens de colliers et de laisses lorsqu'ils étaient à l'extérieur, en ne clôturant pas sa propriété de façon adéquate pour empêcher que ses chiens ne s'échappent, et en confiant les deux chiens à sa mère, qui n'avait pas la capacité physique de les maîtriser. Le résultat a été qu'une fillette de 7 ans a été mordue au visage dans un parc.

Peu après les faits, Karim Jean-Gilles a battu l’huissier qui lui a présenté une assignation à comparaître et s'est battu avec les policiers venus l'arrêter.

Anti-autorité

Dans sa décision, la CLCC note que Karim Jean-Gilles adhère à une idéologie d'un groupe extrémiste anti-gouvernement/anti-autorité, appelé Freeman of the land. Il manifeste une résistance relativement constante à l'égard des systèmes correctionnel et judiciaire et refuse de participer aux programmes ou de collaborer avec son équipe de gestion de cas (EGC) au pénitencier.

Son comportement derrière les barreaux a posé problème et il a nécessité des mesures de sécurité élevées.

Karim Jean-Gilles devait être libéré aux deux tiers de sa peine le 31 mars dernier, date de sa libération d'office, mais il a refusé de quitter l'établissement puisqu'il ne voulait pas être libéré à Winnipeg, là où il est détenu, et n'était pas d'accord avec les conditions imposées par la CLCC. Or, il avait refusé de collaborer avec son EGC pour élaborer son plan de sortie.

Un risque inacceptable

La loi canadienne exige que les délinquants sous responsabilité fédérale condamnés à une peine d'emprisonnement d'une durée déterminée soient mis en liberté, sous surveillance, quand ils ont purgé les deux tiers de leur peine. Seuls les plus dangereux sont maintenus en détention.

La CLCC est préoccupée par le fait que Karim Jean-Gilles s'accroche à des attitudes et des valeurs non seulement antisociales, mais qui tolèrent aussi les actes de violence. Elle se range derrière son EGC qui recommande la révocation de sa libération et estime qu'il présenterait un risque inacceptable pour la société.

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