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Des ambulanciers craignent une rupture des services ambulanciers à Senneterre

Une ambulance à Rouyn-Noranda.

Une ambulance (archives)

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

L'annonce d'une possible rupture de service à l'urgence de Senneterre risque d'avoir un effet domino sur d'autres services, dont ceux des ambulanciers.

Des paramédicaux s’inquiètent du temps de transport supplémentaire pour amener un patient à un centre hospitalier de Val-d’Or ou de Barraute si l’urgence de Senneterre est fermée.

Mario Fournier, ambulancier pour Ambulance Senneterre, note qu’à l’automne son équipe reçoit plus d’appels de chasseurs en milieu éloigné.

Si j’ai un patient qui a un malaise cardiaque, déjà que s’il est dans le bois, et même s’il était local et que je dois partir avec ce patient-là pour Val-d’Or ou pour Amos, il peut arriver n’importe quoi, dit-il.

Le propriétaire d’Ambulance Senneterre, Serge Saint-Pierre, qui est aussi ambulancier sur le terrain, craint lui aussi que le temps de réponse à un appel augmente si l’ambulance a de plus grandes distances à parcourir.

Si jamais de nuit, on ferme l’urgence complètement, à ce moment-là, on va devoir se déplacer directement de Senneterre à Val-d’Or, ce qui va créer une "découverture" de territoire qui est déjà assez immense comme c’est là, déplore-t-il.

Par conséquent, lors d’une intervention, Ambulance Senneterre ne pourrait pas couvrir le reste du territoire pendant deux à trois heures.

En tant que citoyen de Senneterre, ça fait peur.

Une citation de :Mario Fournier, représentant syndical pour les travailleurs en soins préhospitaliers

Déjà qu’avec le nombre d’appels qu’on faits par année, je trouve qu’on a une grosse découverture lorsqu'on est parti à l’extérieur. Si ça augmente les heures de découverture, c’est sûr que ça va être inquiétant pour la population, croit M. Saint-Pierre.

Impossible d’appeler une ambulance?

Les employés de l’entreprise ambulancière Dessercom à Barraute et à Lebel-sur-Quévillon sont parfois appelés en renfort sur le territoire de Senneterre. Cependant, ce soutien n’est pas garanti.

À partir du moment où les paramédicaux ont une grosse charge de travail, on doit les retirer de leur quart de travail de façon temporaire, c’est une règle de la CNESST qui nous dicte de le faire. Nous sommes dans l’obligation de remplacer ces paramédicaux-là huit heures. Pendant ce temps-là, évidemment, on doit trouver d’autres paramédicaux et, on le sait, notre liste de rappel est vide en ce moment, explique le coordonnateur aux communications chez Dessercom, Francis Brisebois. On est toujours en temps supplémentaire. Donc ça peut occasionner un effet boule de neige de rupture de service tant hospitalier qu'ambulancier.

L'hôpital de Senneterre.

L'hôpital de Senneterre.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Mario Fournier se dit grandement préoccupé par la possibilité d’une rupture de services.

Si moi et mon partenaire on tombe en débordement [en pause obligatoire à cause d’une surcharge de travail] et qu’il n’y a personne pour nous remplacer, l’ambulance va se trouver à être fermée. Donc, en plus de ne pas avoir d’urgence, il n’y aura pas d’ambulance à Senneterre, indique le paramédical.

Les horaires de faction représentent un frein majeur au recrutement de paramédicaux, selon Francis Brisebois.

Plusieurs paramédicaux, une dizaine seulement cette année, ont quitté notre entreprise pour aller travailler dans d’autres entreprises ambulancières au travers du Québec qui offraient des horaires à l’heure. Donc, on a vraiment une difficulté à recruter des personnes en Abitibi-Témiscamingue, souligne-t-il.

Ambulance Senneterre attend toujours des informations du Centre intégré de santé et services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue.

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