•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Postsecondaire : l’Ontario exige une révision des politiques sur la violence sexuelle

Une femme peint sur des pancartes les mots : « On te croit ».

Paula Gomez, étudiante de troisième année à l'Université Western, est l'une des organisatrices d'un débrayage à l'échelle du campus prévu vendredi à London, en Ontario.

Photo : CBC/Kate Dubinski

Radio-Canada

L'Ontario exige que les collèges et les universités mettent à jour leurs politiques sur la violence sexuelle pour permettre aux survivantes de se manifester plus facilement, et les étudiants de l’Université Western, à London, prévoient un débrayage pour protester contre « la menace répandue de la culture du viol sur le campus » vendredi.

Le gouvernement a donné aux établissements postsecondaires jusqu'au 1er mars 2022 pour mettre à jour leurs politiques sur la violence à caractère sexuel.

Celles-ci devront comprendre des dispositions garantissant que les personnes qui signalent des violences sexuelles ne soient pas questionnées de manière inadéquate sur leurs antécédents, et qu’elles ne fassent pas l’objet de mesures disciplinaires pour avoir enfreint les politiques de l’établissement relatives à la consommation d’alcool et de drogues lorsque la situation de violence à caractère sexuel a eu lieu.

Le communiqué du ministère des Collèges et Universités de l’Ontario rappelle par ailleurs que la province exige déjà des établissements qu’ils revoient leurs politiques sur la violence à caractère sexuel tous les trois ans.

Les collèges et les universités sont également déjà obligés de produire chaque année un rapport à leur conseil d’administration sur les mesures liées à l’expérience et au soutien des étudiantes et étudiants qui ont été victimes de violence à caractère sexuel.

L’Université Western lance son propre groupe de travail

Le président de l’Université Western, à London, a salué cette décision du gouvernement.

L'annonce survient alors que quatre agressions sexuelles présumées ont été signalées à l'administration de l'Université Western au cours de la dernière semaine. Plusieurs allégations d’étudiantes droguées et agressées sexuellement ont aussi été publiées sur les réseaux sociaux, ce qui a forcé la police à ouvrir une enquête.

Mercredi soir, un autre établissement, le Collège Fanshawe, a fait état de menaces d’agressions sexuelles proférées en ligne. Selon le syndicat étudiant, il y était question d'ajouter quelque chose aux boissons dans un bar et une cafétéria de son campus.

Jeudi, l’Université Western a annoncé la création de son propre groupe de travail contre la violence sexuelle et pour la sécurité des étudiants.

Nous avons manifestement un problème de culture que nous devons régler.

Une citation de :Alan Shepard, président, Université Western

Dans un communiqué, l'établissement dit vouloir mieux comprendre et éradiquer la violence sexuelle et changer la culture au campus pour faire en sorte que ces actes inacceptables ne se produisent plus.

Un débrayage étudiant est prévu vendredi en soutien aux victimes de violence sexuelle. Le mouvement veut aussi lutter contre la menace répandue de la culture du viol sur le campus et les problèmes sous-jacents tels que la misogynie et la queerphobie et exiger de meilleures ressources pour les dirigeants étudiants, selon les organisateurs de la protestation.

Dans un courriel à CBC, les administrateurs de l’Université Western ont exprimé leur soutien au débrayage.

Nous voyons cela comme un pas en avant dans un engagement collectif à mettre fin à la violence sexuelle basée sur le genre. C'est une occasion de travailler ensemble à la culture de l’Université Western et de s'assurer que tout le monde se sente en sécurité sur le campus, soutient l’établissement.

Parmi les mesures prises par l’Université dans le cadre de son nouveau plan d’action figurent l’obligation pour tous les étudiants en résidence à partir du 20 septembre de suivre une formation en personne sur la violence sexuelle, le consentement et la sécurité personnelle, de même que l’embauche de 100 nouveaux ambassadeurs de la sécurité dans le cadre d'un nouveau programme d'accompagnement des étudiants en résidence.

Avec des informations de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !