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La population de Senneterre se mobilise autour de son urgence

Le Centre de Santé de Senneterre.

Le Centre de Santé de Senneterre.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

La mobilisation citoyenne prend de l'ampleur à Senneterre pour tenter de sauver les services à l'urgence 24 heures sur 24.

En point de presse jeudi, la présidente-directrice générale du CISSS-AT, Caroline Roy, a confirmé qu’une fermeture partielle de l’urgence sera annoncée vendredi.

C’est confirmé et ça sera planifié dans les prochaines semaines, explique-t-elle. L’ouverture de l’urgence sera maintenue de jour et on verra selon les effectifs la durée de l’ouverture, que ça soit 8 ou 12 heures. Ça reste à confirmer. C’est une mesure temporaire, et la durée est difficile à donner. Selon les ressources disponibles présentement, je peux seulement vous dire que c’est pour quelques mois.

Avant même ces confirmations, un groupe Facebook lancé mercredi par des citoyens avait déjà rejoint près de 1000 membres. Les organisateurs du mouvement Urgence d'agir : Sauvons le centre de santé de Senneterre invitent la population à exprimer son désaccord en envoyant des lettres au premier ministre François Legault et à ses ministres Christian Dubé et Pierre Dufour.

Selon Olivier Allaire, citoyen de Senneterre et administrateur du groupe Facebook, la décision de fermer l’urgence partiellement ne passe pas du tout dans la population.

Comme plusieurs résidents de Senneterre, je suis très en colère. Le gouvernement essaie de nous enlever un service. C’est comme si on touchait à notre eau potable. Ça ne se fait pas. On sait très bien que si on perd quelque chose, on ne sera pas capable de le regagner.

Une citation de :Olivier Allaire

Olivier Allaire croit que la décision de fermer l’urgence la nuit aura des impacts importants à Senneterre, compte tenu de l’étendue du territoire qu’elle dessert. Il se dit d’ailleurs peu surpris de l’ampleur rapide de la mobilisation citoyenne.

Quand on s’attaque à notre système de santé, on a tous le droit d’être en colère, avance-t-il. Si on perd ça, quelle sera la suite? Nos infirmières vont partir? Nos médecins? Va-t-on perdre le CLSC? C’est inacceptable et c’est maintenant qu’il faut qu’on agisse.

Les citoyens disent aussi vouloir organiser une grande manifestation au cours des prochains jours, peut-être même dès vendredi. On veut rallier le plus de gens possible derrière cette même cause. Une manifestation, ça demande un peu de temps à organiser, mais on veut quand même agir rapidement. Et il n’est pas dit qu’il n’y en aura pas une autre deux ou trois jours plus tard, ajoute Olivier Allaire.

Résolu suit la situation

En plus des citoyens, le milieu des affaires affiche aussi son inquiétude face à la fermeture partielle de l’urgence. C’est notamment le cas chez Produits forestiers Résolu, qui opère des usines 24 heures par jour à Senneterre.

On suit la situation de près, mais c’est difficile de se prononcer avant les annonces officielles, souligne Louis Bouchard, directeur principal Affaires publiques chez Résolu. C’est évident que si l’on s’en va dans cette direction, ce n’est jamais une bonne nouvelle. C’est un acquis important pour Senneterre et un facteur d’attraction et de rétention de nos employés. Ça affecterait la qualité de vie des gens et aurait des impacts sur nos opérations.

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