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Lancement de la plus longue campagne électorale municipale en 20 ans

Un crayon trace une croix sur un bulletin de vote.

Les prochaines élections municipales sont le 7 novembre 2021.

Photo : iStock

La campagne de 52 jours sera la plus longue des 20 dernières années en raison de la pandémie.

Au printemps dernier, l'Assemblée nationale a décidé de prolonger d'une semaine la campagne municipale pour répondre à la crise sanitaire. C'est entre autres pour donner plus de temps pour le vote par correspondance.

En commençant plus tôt, on peut transmettre les bulletins de vote par la poste plus rapidement aux électeurs et les électeurs ont un peu plus de temps pour le retourner à temps.

Une citation de :Julie St-Arnaud Drolet, porte-parole pour Élections Québec

D'ordinaire, une campagne municipale dure 45 jours, incluant le jour du scrutin. C'est près de 10 jours de plus qu'au fédéral ou au provincial.

Pour Québec, forte et fière (QFF), 52 jours de campagne cette année, c'est une bonne nouvelle. Nous avons un défi de visibilité dans cette campagne, explique son porte-parole, Thomas Gaudreault. QFF est apparu dans le paysage politique de Québec au printemps dernier. Son chef, Bruno Marchand, se lance en politique pour la première fois.

Québec forte et fière a présenté tous ses candidats en vue de l'élection municipale.

Québec forte et fière a présenté tous ses candidats en vue de l'élection municipale.

Photo : Radio-Canada

Le travail sur le terrain est commencé depuis plusieurs semaines. La stratégie de campagne a été conçue en tenant compte de sa durée. Le parti fera deux à trois sorties par semaine d'ici l'élection, le 7 novembre.

Chez Équipe Marie-Josée Savard, on n'est pas à une première campagne. La candidate peut compter sur l'équipe du maire sortant, Régis Labeaume.

On peut se poser des questions sur la durée lorsque l'on voit que l'élection fédérale dure 36 jours et nous avons à faire 52 jours de campagne, souligne Michel Desmeules, responsable des communications chez Équipe Marie-Josée Savard.

Il reconnaît cependant que c'est hors de leur contrôle. C'est à nous d'occuper le terrain et d'utiliser judicieusement ce temps pour faire valoir nos idées auprès des électeurs, ajoute-t-il.

Durée

Pourtant, 52 jours de campagne électorale, ce n'est pas un record au Québec. Il y a 20 ans, elle durait quelques jours de plus, soit 58 jours. C'est la ministre des Affaires municipales d'alors, Louise Harel, qui avait amputé la campagne de deux semaines.

La ministre des Affaires municipales, Louise Harel en avril 2001.

La ministre des Affaires municipales, Louise Harel en avril 2001.

Photo : Radio-Canada

À l'époque, le sentiment était assez généralisé que c'était trop long, raconte Mme Harel, en entrevue téléphonique. Dans la foulée des fusions municipales, le gouvernement de Bernard Landry avait lancé une vaste réforme qui incluait la tenue de l'élection à date fixe pour donner plus de visibilité à la démocratie municipale.

Pourquoi passer de 58 à 44 jours? Mme Harel n'a pas la réponse. Elle explique qu'il s'agissait d'une première étape. On faisait déjà pas mal de changements.

Vingt ans plus tard, elle croit qu'il faudrait peut-être revoir la durée. C'est encore trop long, estime-t-elle. 44 jours dans un contexte où on est concentré sur un territoire, il y a peut-être lieu de regarder cela.

Et elle n'est pas la seule. Le maire de Québec aussi s'est déjà prononcé. Lors d'une commission parlementaire sur le financement des partis politiques. Il avançait que 30 jours seraient bien suffisants.

Écoutez, moi, 30 jours de campagne, j'en ai en masse parce que 30 jours intenses avec la presse, personnellement, c'est assez pour moi!

Une citation de :Régis Labeaume, Commission parlementaire sur le projet de loi 26, modifiant la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités en matière de financement. Le 11 avril 2013

En 2013, cette suggestion n'avait pas été retenue. Puis, elle est tombée dans l'oubli.

Pandémie

L'ajout de quelques jours de plus n'a pas fait de vagues dans le monde municipal cette année. Tous s'entendent pour dire que la pandémie nécessitait des mesures exceptionnelles.

À l'Union des municipalités (UMQ), on confirme qu'il n'y avait pas de prise de position ferme dans ce débat avant la pandémie. La période de 45 jours nous convient toujours, écrit par courriel Patrick Lemieux, conseiller aux communications.

L'enjeu en ce moment, c'est plutôt la date du scrutin. L'UMQ souhaiterait que les élections générales aient lieu en mai plutôt qu'en novembre. Après l'élection, il ne reste que quelques semaines avant la présentation du budget et son adoption en décembre. C'est beaucoup de pression pour une nouvelle administration.

Au cabinet de la ministre des Affaires municipales , on indique qu'il n'y a eu aucune discussion à propos de la durée de la campagne électorale. Ce n'est donc pas envisagé.

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