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La crise du logement se résorbe à Sherbrooke

Une affiche accrochée à un immeuble sur laquelle est écrit : logement à louer, complet.

Tous les ménages en attente d'un logement devraient être logés d'ici la fin du mois.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

La crise du logement est sur le point d'être résorbée à Sherbrooke. Tous les ménages à la recherche d'un logement depuis le 1er juillet ont réussi à se trouver un toit.

Selon Pierre Avard, président du Parallèle de l'habitation sociale, cinq ménages – trois personnes seules et deux famille – vivent toujours dans un logement temporaire. Ils devraient pouvoir intégrer leur résidence d'ici la fin du mois et retrouver tous leurs biens.

Les conteneurs vont disparaître. On est vraiment heureux de tourner la page, affirme Pierre Avard.

L'Office municipal d'habitation de Sherbrooke et l'Association des locataires de Sherbrooke, souligne-t-il, ont travaillé d'arrache-pied pour trouver un logement à ces derniers ménages.

On a des logements pour les 10 personnes [...] C'est en soi une très bonne nouvelle parce que déjà d'avoir pris autant de temps avant de réussir à replacer les gens, c'est un record des dernières années, explique-t-il.

C'est le double de [gens sans logement] qu'on a connus dans les dernières années. Mais c'est sûr que le marché des logements abordables à Sherbrooke n'est pas vraiment présent.

Une citation de :Pierre Avard, président du Parallèle de l'habitation sociale

Pierre Avard affirme que la querelle entre le provincial et le fédéral a retardé les projets de logements sociaux. Cela a pris deux ans pour être en mesure de débloquer des sommes prévues pour le logement, déplore-t-il.

Pendant ce temps, on n'était pas capable de développer des projets parce que les barèmes des prix de construction n'avaient pas été ajustés depuis 10 ans. Une situation, se réjouit-il, qui a cependant été réglée récemment et qui doit permettre de lancer sous peu la construction des 116 logements des Habitations Suzanne-Thériault d'ici quelques semaines, à Sherbrooke.

Il soutient par ailleurs que l'aide d'urgence va se poursuivre jusqu'à ce que tous les ménages soient bel et bien logés.

Des conteneurs alignés.

Ces conteneurs ont marqué les esprits. Ils contiennent toutes les possessions de plusieurs ménages sans logement, à Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada

D'une crise à l'autre?

Samantha Asselin-Watson, intervenante de milieu au Projet Appart, estime que la fin de cette crise ne met pas un point final aux problématiques de logement à Sherbrooke.

Elle rappelle que l'itinérance reste un problème criant, d'autant plus que les froides nuits d'hiver approchent à grands pas.

On aimerait qu'au niveau des constructions sociales, ça s'enchaîne et cela aille plus vite. On n'a pas de solutions semi-temporaires à court terme, mais on aimerait que les élus nous en offrent, affirme-t-elle.

Samantha Asselin-Watson souhaite d'autant plus que les options soient multiples, car les programmes actuels ne répondent pas à tous les besoins de la population itinérante.

Samantha Asselin-Watson devant une affiche.

Samantha Asselin-Watson estime que la crise de l'itinérance, elle, n'est pas sur le point de s'éteindre.

Photo : Radio-Canada / Yannick Cournoyer

Pierre Avard admet également que la situation de l'itinérance n'est pas évidente. Il soutient qu'elle est complexe et particulière, car souvent, ces gens refusent d'avoir un logement.

Ils ont accès à des ressources, mais il y a différentes conditions auxquelles ils ne veulent pas s'astreindre, estime-t-il.

On ne peut pas leur imposer [un logement]. Mais l'itinérance, c'est vraiment problématique.

Une citation de :Pierre Avard, président du Parallèle de l'habitation sociale

Avec les informations d'Alexis Tremblay

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