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Résidences pour aînés : « Québec devrait exiger un chèque d’Ottawa », dit Blanchet

L'air sérieux, Yves-François Blanchet lève les deux mains à hauteur de son visage. Il s'adresse aux médias devant un autobus scolaire.

Yves-François Blanchet était à Saint-Jérôme pour proposer que le Canada négocie avec les États-Unis des exemptions dans la « Buy American Act » pour les produits québécois qui favorisent la transition écologique.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Québec devrait « exiger un chèque » d'Ottawa pour pallier les problèmes des centres de soins pour aînés, qui ont grandement écopé pendant la pandémie. C'est ce qu'a réitéré Yves-François Blanchet, qui estime que le gouvernement Legault devrait pouvoir disposer de cette somme à sa guise.

Je crois que Québec devrait accepter, demander, exiger un chèque à Ottawa afin d'accomplir son travail [en tant que] gouvernement du Québec, a déclaré jeudi le chef du Bloc québécois.

Tandis que la caravane bloquiste faisait halte à Saint-Jérôme, les audiences publiques sur les événements survenus au CHSLD Herron, où 47 personnes sont mortes au printemps 2020, lors de la première vague de la COVID-19, se sont poursuivies à Longueuil.

Le chef du Bloc québécois a rejeté l'idée selon laquelle la situation dans les résidences pour aînés n'aurait pas été la même si le gouvernement fédéral avait été aux commandes.

Depuis le début de la campagne, M. Blanchet insiste sur la pleine autorité du Québec en matière de santé, disant attendre toujours la preuve de ce qu'Ottawa peut faire de mieux que le gouvernement québécois.

Son parti demande par ailleurs une augmentation immédiate des transferts en santé à hauteur de 28 milliards de dollars, et ce, sans condition. Une demande conforme à celle des provinces et territoires.

Le chef du Bloc québécois insiste sur le « sans condition », le Québec étant selon lui le mieux à même de juger de la meilleure façon de disposer de ses ressources.

Au cours de la campagne électorale, le chef libéral Justin Trudeau s'est engagé à investir 9 milliards de dollars sur cinq ans dans les soins de longue durée, mais cette aide est conditionnelle, notamment, à une hausse des salaires des préposés.

Des provinces qui s'en sortent mieux que d'autres

La veille, le premier ministre de l'Alberta, Jason Kenney, a fait son mea-culpa en annonçant une série de restrictions sanitaires pour endiguer la progression des cas de COVID-19 dans la province. Au nombre de ces nouvelles mesures se trouve une preuve de vaccination, à laquelle le premier ministre albertain s'opposait.

À ceux qui ont reproché à Justin Trudeau de ne pas être suffisamment intervenu pour soutenir l'Alberta dans sa lutte contre la pandémie, le chef libéral a rétorqué jeudi qu'il n'avait pas voulu « microgérer » dans les champs de compétence de la province.

Chaque province a sa juridiction. Il y en a qui font mieux que d'autres, a commenté le chef du Bloc québécois. Ça ne veut pas dire que le fédéral aurait fait mieux, a-t-il souligné.

Face à toutes ces supputations sur le fédéral qui est tellement supérieur à tout le monde, mais qui ne l'a jamais prouvé, M. Blanchet s'est demandé : Qu'est-ce qui nous dit que ça n'aurait pas été pire si Ottawa avait eu à décider à la place des provinces et territoires pendant la pandémie?

Depuis quand est-ce que la centralisation procure davantage d’efficacité que la décentralisation?

Une citation de :Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois

Interrogé sur sa position quant à la mise en place d'un passeport vaccinal, comme l'a fait Québec au début septembre, M. Blanchet a de nouveau évité de dire clairement s'il y était en faveur ou non.

Selon lui, il est logique qu'une province hausse le niveau de contraintes imposées à sa population en fonction de l'augmentation du rythme de la pandémie.

Plus on réussit à le contenir [le virus], moins on a l’obligation d’être sévère, mais si on n’est pas assez sévère, on ne réussira pas à le contenir. Et ça, c’est une réflexion que chacune des juridictions et [chacun des] territoires, au Canada comme ailleurs, doit faire à sa propre façon, a-t-il offert.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

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