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Le Partage St-François prévoit sa première rupture de services en 40 ans

Des lits au refuge du Partage St-François, à Sherbrooke.

Le Partage St-François devra procéder, cette fin de semaine, à sa première rupture de services en 40 ans. (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Partage St-François devra procéder, cette fin de semaine, à sa première rupture de services en 40 ans.

Ce sont 18 lits d’hébergement d’urgence, situés dans l’Accueil Poirier, qui devront fermer dans la nuit de samedi à dimanche.

Ce sont 18 personnes en crise samedi qui normalement viendraient ici, qui seraient accueillies, hébergées et nourries, qui seront dans la rue, déplore Sébastien Laberge, le directeur général de l'organisme. Ils vont malheureusement devoir se tourner vers l’urgence ou les services de police.

Manque de personnel

Un manque de personnel explique cette rupture.

La réalité est que présentement, on est dans un contexte où il est impossible de pourvoir des postes névralgiques qui permettraient de maintenir les services à 100 %, soutient Sébastien Laberge.

Malheureusement, après avoir essayé de travailler avec des partenaires pour trouver des solutions, on doit arriver à l’évidence qu’on ne pourra pas offrir les services d’urgence de manière sécuritaire.

Une citation de :Sébastien Laberge, directeur général du Partage St-François

Il explique que l'organisme est présentement incapable d'offrir des conditions de travail compétitives à ses employés.

Pour offrir des services de qualité à nos usagers, on se doit d’avoir des gens qualifiés. Mais ces gens qualifiés là, qui sont des travailleurs sociaux et des éducateurs spécialisés, choisissent de venir travailler dans un milieu comme le nôtre, qui est très difficile, à des salaires qui sont ridicules, explique-t-il.

Pour une personne avec un bac en travail social, venir travailler à 16 $ de nuit dans un refuge où elle va se faire cracher au visage, insulter et menacer de mort, alors que le réseau de la santé embauche ces personnes-là autour de 25-30 $ de l’heure de jour, on voit tout de suite qu’il faut être passionné pour venir travailler au Partage St-François, ajoute-t-il.

Il indique avoir perdu quatre employés depuis juillet, qui ont obtenu des postes plus avantageux dans le réseau de la santé.

Il n'a pas non plus l'intention de forcer son personnel à faire des heures supplémentaires, puisque tout le monde est au bout du rouleau.

Sur l’horaire des prochains mois, on a plusieurs trous, plusieurs moments où il manque de staff. On travaille très fort à remplir ces trous-là, mais c’est malheureusement une situation qui risque de se reproduire dans les prochains mois.

Une citation de :Sébastien Laberge, directeur général du Partage St-François

Le directeur avance aussi que le conseil d'administration de l’organisme va devoir se poser des questions sérieuses quant au maintien de l’ensemble de ses services dans le futur.

Techniquement, la solution, on la voit difficilement en ce moment autre qu’un support pour les organismes comme le nôtre, qui nous permettrait au moins de devenir un employeur compétitif, conclut-il.

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