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Un couple d’immigrants menacé d’expulsion pourra rester au pays

Alexandre et Amandine Moyroud regardent des documents officiels.

Alexandre et Amandine Moyroud sont déçus par le processus d'immigration.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Amandine et Alexandre Moyroud, un couple d’immigrants bien établis dans la région de Moncton, pourront finalement demeurer au pays, du moins encore quelque temps. Ils ont obtenu un permis de résidence temporaire et ils peuvent retourner au travail après la diffusion d’un reportage au Téléjournal Acadie.

Le couple français a choisi de poser ses valises au Nouveau-Brunswick en 2017. Mme Moyroud travaille pour le CHU Dumont et son mari travaille dans le secteur forestier.

La semaine dernière, ils ont reçu une lettre d'Immigration Canada.

Leur demande de renouvellement de permis de travail avait été refusée, ce qui avait bouleversé la famille bien établie dans la région.

Nous repartir là-bas, on n'a absolument plus rien. Plus rien et plus l'envie. Notre vie est ici. Tout ce qu'on a construit depuis ces cinq dernières années c'est pour rester vivre au Canada, indique Mme Moyroud.

Elle se demande comment une situation comme celle-ci peut se produire alors que de nombreux élus martèlent qu’il faut attirer et retenir les immigrants devant la pénurie de main-d’oeuvre.

La lumière au bout du tunnel

Heureusement jeudi, Amandine et Alexandre Moyroud ont reçu une lettre d’Immigration Canada les informant que leur demande de séjour au Canada à titre de résident temporaire a été approuvée.

Mais tout n’est pas réglé pour eux.

On est soulagés, mais la lettre ne constitue pas le permis de travail en lui-même. On doit attendre le format papier pour réintégrer notre travail et on ne sait pas combien de temps ça peut prendre, déplore Mme Moyroud.

Elle estime que les obstacles pour les immigrants comme elle sont trop nombreux.

On dépense des millions de dollars dans des recrutements internationaux pour aller chercher des immigrants, mais le constat c’est que les immigrants qui sont là, on ne les considère plus une fois qu’ils sont en sol canadien.

Une citation de :Amandine Moyroud

Ma question c’est comment on peut faire aujourd’hui en termes d’organisme, de politique, de communauté pour que si ça se produit de nouveau, quels sont les appuis qu’on pourrait avoir et qu’est-ce qu’on peut faire pour que ça ne se reproduise pas, se demande Amandine Moyroud.

Un parcours du combattant

La Société Nationale de l'Acadie (SNA), qui milite activement pour attirer des immigrants francophones dans la région, déplore ces complications administratives.C'est pour ça que je parle d'un parcours du combattant pour les gens qui veulent venir chez nous. Alors, on a beau essayé d'être accueillant, de faciliter les choses, de donner des outils, des références, l'ensemble de ça est difficile et complexe, assure la présidente de la SNA Louise Imbeault. Pour Angélique Reddy-Kalala, agente de la stratégie d'immigration de la Ville de Moncton, la pandémie a aussi compliqué les démarches d'immigration. On sait que pour plusieurs familles, il y a vraiment une difficulté d'obtenir leur résidence permanente. Ça fait en sorte qu'ils rentrent dans des situations vulnérables, souligne-t-elle.

Avec les informations de Sarah Déry et Jérémie Tessier-Vigneault

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