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Vers une première première ministre au Manitoba

Shelly Glover et Heather Stefanson sont les deux candidates à la succession de Brian Pallister.

Un photomontage représentant Heather Stefanson et Shelly Glover.

Heather Stefanson (à gauche) et Shelly Glover (à droite) sont les deux candidates officielles de la course à la direction du Parti progressiste-conservateur du Manitoba.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le 30 octobre, le Manitoba aura pour la première fois de son histoire une femme première ministre. Shelly Glover et Heather Stefanson sont, en effet, les seules candidates officielles dans la course à la chefferie du Parti progressiste-conservateur (PC) du Manitoba. Le parti en a fait l’annonce jeudi matin.

La perspective de voir une femme à la tête du parti et du gouvernement réjouit le président du PC, Keith Stewart.

Après avoir eu 23 premiers ministres de sexe masculin, le Manitoba aura bientôt sa première femme première ministre, une étape historique et importante dans l'avancement de la représentation féminine dans des fonctions de leadership, a-t-il dit dans un communiqué de presse.

Heather Stefanson est l’ancienne ministre de la Santé et des Soins aux personnes âgées du Manitoba. Elle est députée de la circonscription de Tuxedo depuis 21 ans.

Avant sa carrière en politique, elle a travaillé au bureau du premier ministre du Canada, pour le ministre fédéral de l’Agriculture et au ministère provincial de l’Éducation. Elle a également évolué dans le monde des finances, selon son site web.

Dans une déclaration envoyée aux médias, Mme Stefanson s'est dite ravie d'avoir vu sa candidature approuvée et prête à prouver aux Manitobains que notre vision est la meilleure façon de faire avancer notre parti et notre gouvernement. Elle a aussi salué l'accession d'une femme au poste de première ministre comme un moment historique et passionnant, peu importe le résultat de la course à la direction.

Ancienne ministre dans le gouvernement de Stephen Harper, Shelly Glover a été députée de la circonscription fédérale de Saint-Boniface de 2008 à 2015. C'est une ancienne policière de Winnipeg. Elle n'a pas encore réagi à la confirmation de sa candidature par le PC.

La candidature de Ken Lee, qui avait été annoncée mercredi après-midi, n’a pas été retenue.

M. Lee a affirmé sur Facebook qu'il ignore les raisons qui motivent cette décision.

En tant que Manitobain et fier Canadien, c'est un jour très triste pour la liberté et la démocratie, écrit-il. Mon dévouement à ce parti est incontestable. Et ils n'ont pas la courtoisie de m'expliquer pourquoi on m'a refusé une place sur le bulletin de vote. Il semble que cette décision était discrétionnaire.

Le président du PC a refusé de commenter l’élimination de la candidature de Ken Lee.

Dans une déclaration écrite, le président du comité d'élection du PC, George Orle, a pour sa part déclaré que le parti a un processus de mise en candidature rigoureux qui englobe un large éventail de facteurs, qui ont tous été soigneusement étudiés.

Le parti rappelle que, pour se lancer dans la course, les candidats devaient obtenir l'adhésion de 1000 nouveaux membres, fournir 25 000 $ et se soumettre à un processus d'entrevue pour garantir un engagement envers les principes et les valeurs du parti.

Le député provincial de la circonscription de McPhillips, Shannon Martin, s’est retiré de la course mercredi.

La nouvelle cheffe du parti sera élue le 30 octobre et succédera à Brian Pallister, qui a annoncé son retrait de la vie politique le 10 août. Il a officiellement quitté son poste le 1er septembre. Kelvin Goertzen occupe le poste de premier ministre intérimaire et de chef du PC depuis.

Course à deux

Politologue à l'Université de Saint-Boniface et ancien candidat conservateur, Mamadou Ka trouve décevant que la course se joue à deux.

C'est un peu dommage pour la démocratie. Les dés sont jetés [...] Je croyais qu'on aurait trois candidats, ça aurait été une course plus excitante. Mais c'est une course historique, a-t-il affirmé en entrevue à l'émission l'Actuel.

Il se réjouit de voir l'une de ces deux candidates briser le plafond de verre.

L’enjeu de la vaccination

Les deux candidates ont des positions différentes en ce qui concerne la vaccination obligatoire pour les employés de certains secteurs.

Bien qu’elle soit vaccinée, Mme Glover a déclaré qu’elle s’opposait à la vaccination obligatoire de certains travailleurs.

En revanche, Mme Stefanson dit qu’elle soutient les ordonnances sanitaires de la province, qui exigent la vaccination ou des tests de dépistages fréquents des employés de la fonction publique qui travaillent avec des populations vulnérables. Elle s’engage à maintenir ces règles, si elle est élue.

Jeudi, lors d’un point de presse, le premier ministre par intérim, Kelvin Goertzen, a été invité à se prononcer sur la possibilité que son successeur puisse éliminer la vaccination obligatoire pour certains employés de la fonction publique. Il a refusé de faire des commentaires.

C’est très hypothétique, tout ça. J’ai aussi fait le choix de ne pas prendre part à la course à la direction du parti. Donc je vais rester en dehors de la course, a-t-il déclaré.

Kelvin Goertzen avait indiqué dès l’annonce du départ de Brian Pallister qu’il n’avait aucun désir de lui succéder de façon permanente. C’est l’une des raisons pour lesquelles il a été choisi pour assurer l’intérim jusqu’à l’élection du nouveau chef du Parti progressiste-conservateur.

Avec les informations de Bartley Kives, Ian Froese et Jérémy Laniel

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