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L’urgence de l’Hôpital du Suroît rouvre après une fermeture temporaire

Des ambulances.

L'urgence de l'Hôpital du Suroît a été fermée pendant presque toute la journée, jeudi. Les patients en ambulance n'ont toutefois jamais cessé d'être admis.

Photo : Radio-Canada / Davide Gentile

Radio-Canada

L'urgence ambulatoire de l'Hôpital du Suroît, qui accueille la population de Salaberry-de-Valleyfield et des environs, a rouvert ses portes jeudi après-midi après les avoir fermées la nuit précédente en raison d'un manque de personnel.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Ouest demande toutefois à la population de se présenter à l'urgence uniquement en cas de nécessité.

Le CISSS impute la fermeture temporaire à un achalandage élevé et à un manque de main-d'œuvre. Selon nos informations, plusieurs des infirmières qui étaient à l'horaire ne se sont tout simplement pas présentées au travail.

Même le recours au temps supplémentaire obligatoire – le fameux « TSO » – n'aura pas été suffisant pour éviter la fermeture de l'urgence, selon la présidente du Syndicat des professionnelles en soins de Montérégie-Ouest (FIQ-SPSMO), Mélanie Gignac.

Plusieurs infirmières venaient de terminer deux quarts consécutifs de 8 heures (pour un total de 16 heures) lorsque la direction a constaté vers minuit que le nombre d'employés sur place serait insuffisant pour prendre la relève, a-t-elle raconté en entrevue à l'émission Le 15-18, sur ICI Première.

Les filles [qui venaient de travailler] 16 heures voulaient s'en aller. Elles pleuraient, elles étaient très fatiguées.

Une citation de :Mélanie Gignac, présidente du FIQ-SPSMO

La situation était à ce point précaire que trois cadres, dont le directeur général adjoint de l'établissement, ont travaillé à tenter de maintenir les activités de l'urgence. Plusieurs médecins se sont aussi déplacés à cette fin. Mais en vain.

Portrait de Mélanie Gignac.

Mélanie Gignac présidente du Syndicat des professionnelles en soins de Montérégie-Ouest (FIQ-SPSMO)

Photo : Radio-Canada / Davide Gentile

L'urgence ambulatoire de l'Hôpital du Suroît a finalement rouvert ses portes peu après 16 h, jeudi.

Certaines infirmières m'ont texté sur Messenger comme quoi elles étaient rentrées au travail, et que les conditions dans lesquelles elles sont rentrées sont légèrement mieux qu'hier, a indiqué Mme Gignac en entrevue au 15-18. Mais est-ce que c'est sécuritaire à 100 %? Non.

Des cadres remettent leur uniforme

Pour permettre la réouverture de l'urgence, des cadres détenant une formation en soins infirmiers ou en médecine ont remis leur uniforme, a fait savoir le directeur des activités hospitalières de l'Hôpital du Suroît, Dominique Pilon.

C'est la piste de solution à court terme qu'on a trouvée pour pouvoir poursuivre à offrir les services, jusqu'à l'ouverture d'une prochaine unité, [vendredi], qui va nous permettre d'ouvrir 20 lits supplémentaires sur l'étage et ainsi donner un peu d'aide à l'ensemble du personnel de l'urgence, a-t-il expliqué en entrevue avec Patrice Roy.

Pour garder l'urgence ouverte à long terme, cependant, il faudra sortir de la boîte pour trouver des solutions de rechange au « TSO » – une pratique honnie des infirmières, que le CISSS doit pourtant utiliser presque tous les jours, admet M. Pilon.

L'Hôpital du Suroît n'est pas le seul établissement de santé du Québec à se retrouver dans cette situation.

De nombreuses interruptions et réductions de services ont déjà eu lieu dans les dernières semaines, notamment à Port-Cartier, aux Escoumins, en Outaouais, et à Matane. La ville de Senneterre, en Abitibi-Témiscamingue, s'y prépare aussi.

Sur Twitter, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a attribué la situation à un manque de personnel dû notamment à la pandémie.

Il a avancé que la nouvelle convention collective des infirmières, qui contient des mesures pour attirer plus de personnel dans le réseau, permettra de retrouver un meilleur environnement pour tous.

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