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Vaccination : il n’y aura pas de rupture de services en santé, promet Dubé

Du personnel hospitalier s'affaire dans tous les sens dans une grande tente érigée pour accueillir des patients atteints de la COVID-19.

Le personnel hospitalier est à bout de souffle, clament les syndicats.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le ministre de la Santé Christian Dubé s’engage à ce qu’il n’y ait pas de rupture de services dans le réseau de la santé après le 15 octobre, malgré le retrait appréhendé de milliers d’employés qui n’ont toujours pas été vaccinés.

La solution passerait par une réorganisation des ressources et l’ajout de 4000 à 5000 infirmières qui travaillent actuellement dans le secteur privé ou qui sont à la retraite

L’engagement du ministre est ambitieux alors qu'il confirmait du même souffle que 20 000 employés du réseau, dont 10 000 qui sont directement en contact avec des patients, n’ont toujours pas été vaccinés.

La bonne nouvelle, c’est qu’en date de la commission [parlementaire, à la fin août] il y avait 30 000 personnes qui étaient non vaccinées. […] En date de ce matin, c’est 20 000. Donc, on a gagné 10 000 personnes.

Une citation de :Christian Dubé, ministre de la Santé du Québec

Québec a fixé au 15 octobre la date à laquelle les employés qui n’ont pas obtenu leurs deux doses de vaccin encourent une suspension sans solde s'ils ne peuvent être réaffectés.

Cette exigence est maintenant impossible à respecter pour quiconque n’en a pas déjà reçu une : un employé du réseau qui recevrait une première dose aujourd’hui devrait attendre quatre semaines avant d’en recevoir une seconde.

Le ministre Dubé a cependant refusé jeudi d’envisager une période de grâce pour éviter que des milliers d’employés non vaccinés ne quittent abruptement le réseau.

Soyons très clairs : ces gens-là, qui ne seront pas vaccinés, vont être suspendus sans solde à compter du 15 octobre.

Une citation de :Christian Dubé, ministre de la Santé du Québec

Employés adéquatement vaccinés par ordre professionnel au 14 sept.


- Médecins (CMQ) : 96,9 %
- Infirmières et infirmiers (OIIQ) : 91,8 %
- Infirmières et infirmiers auxiliaires (OIIAQ) : 83,8 %
- Pharmaciens (OPQ) : 96,1 %
- Sages-femmes (OSFQ) : 74,9 %
- Inhalothérapeutes (OPIQ) : 94,9 %

(Source: MSSS)

« Je ne bougerai pas là-dessus »

Pour éviter toute rupture de services, il dit avoir demandé aux PDG des centres intégrés de santé et service sociaux de lui fournir d’ici quelques jours un plan de réorganisation des ressources.

C’est ça que j’ai demandé au PDG [c’est] : vous avez un mois pour vous préparer, je n’en veux pas de bris de service. […] Parlez-moi pas de bris de service, moi je vous parle de réorganisation de services , a-t-il dit.

Je m’engage que les gens n’auront pas de bris de service. On va se réorganiser, parce que la vaccination obligatoire pour la santé, je ne bougerai pas là-dessus.

Une citation de :Christian Dubé, ministre de la Santé du Québec

Selon le ministre, le risque que le réseau perde des employés en raison de l’exigence de vaccination n’est pas une surprise , mais Québec ne peut agir autrement et doit trouver des solutions.

J’aime mieux avoir un préposé aux bénéficiaires qui vient d’une agence, qui est doublement vacciné, plutôt qu’un employé non vacciné du réseau, a-t-il illustré.

C’en est une alternative. Je ne l’aime pas, mais jamais je ne vais accepter qu’un patient vulnérable soit traité par une personne non vaccinée.

Le premier ministre François Legault a envoyé le même message dans un point de presse subséquent.

Est-ce qu’il y a des patients vulnérables au Québec, par exemple, qui iraient subir une dialyse et qui accepteraient que l’infirmière qui fait affaire avec le patient ne soit pas vaccinée? Moi, je pense que non , a-t-il dit.

Ça veut dire que ces personnes ne pourront pas travailler, donc ça va venir augmenter notre problème de manque d‘infirmière, a-t-il convenu.

Travailleurs de la santé : Québec garde le cap sur la vaccination obligatoire

Trouver des milliers d'infirmières en un mois

L’autre solution consiste à convaincre des milliers d’infirmières d’intégrer le réseau public d’ici un mois, a poursuivi le ministre Dubé.

Ce qu’on a besoin, rapidement – moi, je veux l’avoir même avant le 15 octobre – c’est de ramener 4000 à 5000 infirmières de la retraite, du privé, avec toutes sortes de moyens, a-t-il dit.

L'attachée de presse du ministre, Marjaurie Côté-Boileau, a précisé plus tard à Radio-Canada qu'il s'agissait là d'une formule illustrant que le gouvernement souhaite recruter ces infirmières le plus tôt possible, mais qu'il ne s'agit pas d'un objectif fixé par le gouvernement.

Le ministre des Finances du Québec, Eric Girard, a confirmé peu après qu’il est disposé à délier les cordons de la bourse pour embaucher rapidement cette main-d’œuvre.

On a définitivement les moyens de faire ça, a-t-il dit en point de presse jeudi. Les sommes sont disponibles [...] Tout ce qui nous sera demandé par le ministre de la Santé et son équipe sera donné.

Ses propos suivent ceux du premier ministre François Legault, qui se disait mercredi ouvert à tous les incitatifs pour recruter les infirmières manquantes. Il a réitéré cette position jeudi.

Nous ne pouvons pas former en quelques mois de nouvelles infirmières. Ça prend des années, a-t-il convenu. Donc nous prévoyons un plan très important, il sera coûteux, mais nous devons convaincre les infirmières de revenir.

Dans la prochaine semaine, [on] va vous dire voici comment, dans les prochaines semaines, on va être capables d’aller chercher un certain nombre d’infirmières qui vont nous aider pour l’automne, a assuré le ministre Dubé à ce sujet.

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