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COVID-19 : O’Toole évite de critiquer la gestion de Kenney en Alberta

M. O'Toole, de profil, parle aux journalistes en point de presse. Au premier plan, des pierres de curling. En arrière-plan, le décor d'une salle de curling.

Le chef du Parti conservateur du Canada, Erin O’Toole, à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, le 16 septembre.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Le chef du Parti conservateur du Canada a évité de se prononcer directement sur la gestion par le premier ministre conservateur albertain, Jason Kenney, de la crise aiguë qui se manifeste dans les hôpitaux de l'Alberta, débordés par l’afflux de patients COVID.

Pressé de questions par les journalistes jeudi matin, le chef conservateur fédéral n'a pas prononcé une seule fois le nom de Jason Kenney et n'a pas voulu le blâmer.

Mercredi, le premier ministre albertain a offert un mea culpa sur sa gestion de la pandémie et annoncé des mesures draconiennes pour tenter de juguler la crise actuelle. Le nombre de patients aux soins intensifs atteints de la COVID-19 n’a jamais été aussi élevé dans la province.

L’Alberta met en place une forme de passeport vaccinal, retourne à des mesures de confinement et rend le télétravail obligatoire partout où le contexte le permet, ce à quoi le premier ministre s'opposait jusqu'ici.

Dans une vidéo aux militants conservateurs en octobre 2020, M. O’Toole avait vanté l’approche du gouvernement Kenney pour s’attaquer à la COVID-19 dans la province, en disant qu’il avait géré la crise bien mieux que ne l’avait fait le premier ministre canadien Justin Trudeau.

Trouve-t-il que c’est toujours le cas?

M. Trudeau a déclenché une élection inutile de 600 millions de dollars en pleine pandémie. Je vais travailler en étroite collaboration avec tous les premiers ministres dans notre lutte collective contre la COVID-19. Les Canadiens, les Québécois méritent mieux. Et M. Trudeau va toujours placer ses intérêts avant ceux des Canadiens, a offert comme réponse M. O’Toole, en point de presse à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Ces 600 millions de dollars auraient pu aider à construire des hôpitaux, aider les travailleurs en première ligne, a-t-il poursuivi.

Travailler avec les provinces

Une journaliste lui a demandé si l'Alberta aurait pu faire mieux ou agir plus tôt pour ne pas se retrouver dans la situation actuelle.

Pendant toute cette pandémie, les provinces ont essayé de trouver un équilibre entre prioriser la santé publique et faire rouler l'économie. Toutes les provinces se sont ajustées au fil des différentes vagues.

Une citation de :Erin O'Toole, chef du Parti conservateur du Canada

Mais les provinces avaient toutes besoin d'un partenaire fiable et constant à Ottawa, a affirmé le chef conservateur.

M. Trudeau se bat contre des gens; moi, je me battrai pour les Canadiens. Nous n'aurions jamais laissé le variant Delta se répandre au pays. Nous allons nous assurer que nous serons prêts en cas d'une autre pandémie, a-t-il poursuivi, citant des mesures de son Plan pour le rétablissement du Canada, comme celle d'encourager le développement de vaccins au pays.

M. O'Toole critique particulièrement la gestion des frontières par le gouvernement Trudeau pour endiguer la propagation du virus.

S'il était premier ministre et que le bilan en Alberta en venait à 20 000 cas quotidiens, par exemple, laisserait-il Jason Kenney faire comme il l'entend, lui a demandé Radio-Canada.

Je vais travailler avec les provinces, au Québec, en Alberta, dans notre lutte collective contre la COVID-19. C’est pourquoi c’était totalement irresponsable de déclencher une élection en pleine pandémie et d’arrêter les conférences de presse de la Dre Theresa Tam [l’administratrice en chef de la santé publique], s'est contenté de dire M. O'Toole.

Trudeau déplore la situation en Alberta, blâmant le leadership conservateur

De passage à Montréal, le chef libéral Justin Trudeau a quant à lui tracé un lien direct entre l'approche du premier ministre Kenney et celle de son adversaire Erin O'Toole, mettant en garde les électeurs canadiens contre l'approche conservatrice pour lutter contre la COVID-19 au pays.

Le fait que M. O’Toole a continué d’applaudir le style de leadership et l’approche de M. Kenney, même il y a quelques jours, souligne à quel point ce n’est pas le bon leader pour en finir avec la pandémie, a soutenu M. Trudeau.

À Toronto, le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, a lui lancé des reproches à Jason Kenney et à Justin Trudeau concernant la crise en Alberta.

C’est clairement un manque de leadership en Alberta de la part de M. Kenney, on doit le blâmer, absolument. Mais M. Trudeau a une responsabilité aussi. C'est le premier ministre. Et il a décidé d’avoir une élection pour des raisons égoïstes au lieu de continuer à faire le travail pour aider les gens dans cette pandémie, a soutenu M. Singh.

Si on était au Parlement, à Ottawa, on aurait pu continuer le travail, on aurait pu livrer plus d'aide, passer des projets de loi pour aider les gens. Les gens paient le prix pour cette élection, a-t-il conclu.

Mercredi, le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, a quant à lui traité Jason Kenney de despote pour avoir déclaré la guerre à notre Charte des droits et libertés, a-t-il écrit sur Twitter.

Consultez notre dossier sur les élections fédérales 2021.

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