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Les croisières pourraient contourner la C.-B. de manière permanente

La loi proposée reconnaîtrait les ports américains en territoire autochtone comme des ports étrangers.

Un navire de croisière à Vancouver.

La loi permettrait aux navires de rejoindre l’Alaska depuis l’État de Washington sans faire escale en Colombie-Britannique.

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada

L’industrie touristique de la Colombie-Britannique veut freiner un projet de loi américain qui permettrait aux navires de croisière de rejoindre l’Alaska depuis l’État de Washington sans faire escale dans un port canadien, et ce, de manière permanente.

La Loi pour la reprise du tourisme en Alaska (Alaska Tourism Restoration Act) adoptée en mai suspend jusqu’en 2022 l’exigence d’une loi fédérale américaine qui force un bateau battant pavillon étranger à s’arrêter dans un port étranger lorsqu'il navigue entre deux ports américains.

Cette mesure temporaire a été introduite en pleine pandémie pour contrer les restrictions canadiennes entourant les navires de croisière.

Depuis, un représentant du Congrès américain, Don Young, a déposé un projet de loi permettant aux navires d'amarrer dans les ports de l’Alaska détenus par des communautés autochtones, qui seraient alors considérés comme des ports étrangers.

Deux grands bateaux de croisière flottent devant une montagne.

Plus de 1 million de croisiéristes foulaient les quais de Vancouver en 2019, avant la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Jacy Schindel

Une loi dommageable

Ce serait très dommageable, déplore le directeur général et président de l'administration portuaire du Grand Victoria, Ian Robertson : Nous devons prendre ce projet de loi très au sérieux.

Il demande à la province de travailler de concert avec l’industrie des croisières pour faire du lobbyisme à Washington afin de s’assurer que cette loi ne passe pas.

Avant la pandémie, l’industrie des croisières contribuait annuellement pour 2,5 milliards de dollars à l’économie de la Colombie-Britannique, soutenant des centaines de commerces et créant des milliers d’emplois dans la province.

Il était alors obligatoire pour les navires de s’arrêter au moins une journée dans les ports de Vancouver ou de Victoria, ce qui rapportait des revenus touristiques considérables.

La province prend l'affaire au sérieux

La loi temporaire pour la reprise du tourisme en Alaska était une sonnette d’alarme qui n’a pas été prise au sérieux par le gouvernement provincial à l’époque, selon Ian Robertson.

J’aimerais que le premier ministre s’attaque à ce problème. Nous avons besoin de leadership pour faire en sorte que cette loi ne voie jamais le jour.

Le ministère des Transports et des Infrastructures de la Colombie-Britannique, Rob Fleming, reconnaît que le projet de loi est préoccupant et assure que la province prend la chose au sérieux.

Nous sommes en pleine campagne électorale fédérale et nous rencontrerons de manière urgente le prochain gouvernement afin de le presser de dialoguer avec les États-Unis et de faire valoir les intérêts du Canada à Washington, note le ministre dans un communiqué.

Les bateaux de croisière pourront à nouveau voguer et jeter l’ancre au pays à compter du 1er novembre.

Avec les informations de Jon Hernandez

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