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Un opposant aux politiques de vaccination au Manitoba, Ken Lee, veut devenir PM

M. Lee en costume, souriant.

Ken Lee a participé à la création des règlements qui encadrent la course à la chefferie du Parti progressiste-conservateur.

Photo : capture d'écran/kenleeleadership.com

Radio-Canada

Un comptable et ancien cadre du Parti progressiste-conservateur du Manitoba, Ken Lee, se lance dans la course pour succéder à Brian Pallister. Il s’oppose au passeport vaccinal et aux exigences de vaccination pour les travailleurs.

M. Lee était directeur financier du Parti progressiste-conservateur et il a supervisé la course à la chefferie du parti en 2011 et en 2012. Avec l’ancien député provincial Clayton Manness, il a créé le processus de sélection du chef, soit un vote pour chaque membre du parti.

Sur le site web de sa campagne, il se décrit comme un défenseur du conservatisme de bon sens et prône des valeurs libertariennes.

Je n’ai pas d’expérience au sein du gouvernement. Je n’ai pas de machine politique. Je n’ai pas de grand profil. Pas pour l’instant, du moins! Ce que j’ai, c’est une vie d’engagement et de valeurs de bon sens. Point final, indique sa biographie.

Mon opinion ces jours-ci me fait penser que PC signifie politiquement correct, plutôt que progressiste-conservateur.

Ken Lee a officiellement annoncé sa campagne mercredi, en s’attaquant aux mesures sanitaires.

Les Canadiens aiment leurs libertés. Beaucoup sont morts pour les préserver. Il y a une croyance qui fait surface au Canada selon laquelle la Charte des droits et la Loi sur la santé publique ont été utilisées par des gouvernements pour justifier l’érosion de nos libertés.

Sur son site web, Ken Lee affirme qu’il s’oppose aux passeports vaccinaux, à la vaccination comme exigence professionnelle et aux radars photographiques.

Les gouvernements nous retirent systématiquement nos libertés. La pandémie a permis aux gouvernements de justifier l’érosion de nos libertés et de l’accélérer à la vitesse de la lumière.

M. Lee s’engage aussi à augmenter la capacité des unités de soins intensifs au Manitoba, qui ont été submergées par la troisième vague de COVID-19. Il dit aussi que le médecin hygiéniste en chef du Manitoba, Brent Roussin, a laissé tomber les Manitobains.

Un comité du Parti progressiste-conservateur s’est rencontré mercredi soir pour finaliser la liste de candidats à la chefferie.

Les candidats potentiels avaient jusqu’à 17 h mercredi pour s’inscrire. Pour ce faire, ils devaient fournir la somme de 25 000 $ au parti, obtenir la signature d’au moins 1000 membres et se soumettre à un processus de vérification du parti.

Selon des membres du parti interrogés par CBC/Radio-Canada, Ken Lee aurait réussi à inscrire plus de 4000 membres au parti, ce qui ferait de lui un adversaire de taille pour les autres candidats.

Trois autres personnes se sont lancées dans la course à la chefferie, dont l’ancienne ministre de la Santé et des Soins aux personnes âgées du Manitoba, Heather Stefanson, et Shelly Glover, qui a été députée de la circonscription fédérale de Saint-Boniface de 2008 à 2015.

Lundi, le député provincial de la circonscription de McPhillips, Shannon Martin, avait lancé sa campagne à la direction du Parti progressiste-conservateur du Manitoba. Or, il a annoncé mercredi qu’il n’avait pas réussi à répondre aux exigences du parti, et qu’il ne se trouverait donc pas sur les bulletins de vote.

Avec les informations de Bartley Kives

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