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Les enfants ont le droit à la vie, dit la mère de Lexi Daken

Lexi Daken, souriante, dans un parc.

Lexi Daken était une élève assidue, mais elle avait commencé à démontrer certains signes de dépression.

Photo : Gracieuseté/Chris Daken

Le Bureau du défenseur des enfants et de la jeunesse du Nouveau-Brunswick a déposé mercredi son rapport final sur la mort de Lexi Daken, cette adolescente qui s’est enlevé la vie après avoir tenté d’obtenir de l’aide à l’hôpital. La mère de Lexi, Shawna Betts, accueille favorablement les 12 recommandations formulées par le Bureau.

Il y a beaucoup de travail qui est allé dans le rapport et les recommandations que les défenseurs ont faites sont de vrais changements pour le Nouveau-Brunswick, a confié Mme Betts en entrevue à La matinale.

Dans son rapport, le défenseur des enfants, Norman Bossé, recommande entre autres que des mesures législatives pour intégrer la Convention relative aux droits de l’enfant en droit interne néo-brunswickois soient prises sans délai afin de consolider l’engagement de principe à l’application des droits des enfants.

Il s’agit là, selon Mme Betts, d’une recommandation importante puisque sa fille n’a pas eu ce droit à la vie.

Le droit à la vie de Lexi et à la santé, elle n’a pas eu ces droits de la personne. Les enfants ont le droit à la santé et à la vie, a souligné Mme Betts.

Shawna Betts et Lexi Daken.

Lexi Daken et sa mère, Shawna Betts

Photo : Gracieuseté/Shawna Betts

Dans sa triste expérience, la mère de Lexi a aussi noté un manque de communication et de coordination entre les différents services en santé mentale offerts aux jeunes.

C’est une chose qui manquait avec Lexi quand elle est allée à l’hôpital, il n’y a pas eu de lien avec l’école, a indiqué la mère.

Elle appuie donc la recommandation qui vise la nomination d’un ministre responsable des enfants et des jeunes. Ce ministre, d’après le Bureau du défenseur des enfants, devrait être épaulé par un secrétariat qui serait chargé de la coordination de la prestation des services intégrés ainsi que de l’harmonisation des services offerts aux enfants et aux jeunes.

Lexi a quitté l'urgence de l’hôpital avec une simple recommandation médicale. Elle s’est enlevé la vie quelques jours plus tard, le 24 février, alors qu’elle n’avait que 16 ans. La famille n’avait pas encore été avisée par le système de santé.

Quand Lexi a quitté la salle d’urgence, elle était si découragée parce que sa maladie n’avait pas été prise au sérieux. Alors c’est une des choses, on espère que les médecins, les infirmières ou les personnes aidantes aient plus d’éducation, a avancé Mme Betts.

Le rapport intitulé Le meilleur de ce que nous pouvons offrir propose par ailleurs d’améliorer la formation en matière de santé mentale, et ce, dans plusieurs sphères de services.

Le rapport final fait état de milieux de soins actifs de santé mentale chez les jeunes où le personnel n’a pas la formation en santé mentale voulue et où les services spécialisés sont sous-financés, a écrit le défenseur dans son rapport.

Le rapport complet est disponible ici (Nouvelle fenêtre).

Pour obtenir de l'aide :

Avec des informations de l'émission La matinale d'ICI Acadie

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