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Dessercom déplore les horaires de faction des ambulanciers paramédicaux

Une affiche sur laquelle on peut lire « combien de décès cela va-t-il prendre pour élaborer la bonne couverture de risque? Ambulance Granby dans l'oubli! » est accrochée sur une ambulance.

Les ambulanciers paramédicaux déplorent les horaires de faction.

Photo : Radio-Canada / André Vuillemin

Radio-Canada

Au cours de l'été, l'Estrie aurait connu 60 ruptures de service ambulancier selon le coordonnateur aux communications de Dessercom. Les horaires de faction seraient notamment au coeur du problème, puisqu'ils compliquent le recrutement et la rétention de la main-d’œuvre.

Il manque des ambulanciers en Estrie, ce qui est dû aux horaires de faction, affirme Francis Brisebois.

Les horaires de faction concernent certains ambulanciers paramédicaux. Le quart de travail consiste à être de garde 24 heures sur 24 pendant 7 jours, sur une période de 14 jours.

Ces périodes de garde se font toutefois à la maison. Les ambulanciers doivent se rendre à la caserne lorsqu’il y a des appels d’urgence avant de se rendre sur les lieux de l’intervention.

Ça augmente les délais pour la population. Pour les conditions de travail, les paramédicaux sont payés 11,43 heures sur 24, ce qui n’est pas attrayant pour les nouveaux paramédicaux qui ne veulent pas aller dans ces compagnies. C’est un projet pilote depuis 1989. Le problème n'a jamais été réglé. Jamais le gouvernement n’a réglé le problème, peu importe le gouvernement, indique Francis Brisebois.

Il mentionne que plusieurs ambulanciers paramédicaux quittent le travail ou se dirigent vers des compagnies situées en zone plus urbaine, où il n’y a pas d’horaire de faction.

Francis Brisebois rappelle que plusieurs municipalités de l'Estrie et de l'Abitibi sont notamment touchées par ce problème.

Le projet pilote est devenu permanent sans que ce soit dit. Nous avons un gros problème avec les horaires de faction. Si on a une rupture de service sur un territoire, l’ambulance va venir d'un autre territoire, ce qui va prendre encore plus de temps. Nous ne pouvons négliger que l’on ne met des vies en danger. Les paramédicaux répondent à des situations critiques sur des accidents ou des arrêts cardiorespiratoires. Il faut investir dans les services ambulanciers. C’est un maillon important du réseau de la santé, rappelle le coordonnateur aux communications de Dessercom.

Dans la région, Dessercom offre des services à Coaticook, Val-des-Sources, La Patrie, Lac-Mégantic, Lambton et Windsor.

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