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Santé en Outaouais : des solutions dans les prochains jours, promet le ministre Dubé

Deux infirmières avec masque et lunettes de protection marchant dans un couloir d'hôpital.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Christian Dubé, indique que certaines régions du Québec, comme l’Outaouais, pourraient être visées par de nouvelles diminutions de services ou du délestage dans les prochaines semaines. (Archives)

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Christian Dubé, soutient que des solutions seront annoncées dans les prochains jours relativement aux retards en soins de santé en Outaouais.

Pénurie de personnel, urgence fermée la nuit, le ministre dit être bien au fait de la situation particulière en Outaouais.

En entrevue jeudi à l’émission Les matins d’ici, le ministre Dubé a expliqué que ce qui complique la situation en Outaouais, mais aussi en Abitibi-Témiscamingue, c’est la proximité avec la frontière ontarienne.

Le ministre Dubé en conférence de presse.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Il y a des primes qui ont été payées par l’Ontario pour venir nous chercher des infirmières, alors c’est la guerre. À la guerre comme à la guerre, je vous le dis, toutes les solutions vont être sur la table, et puis on va les déposer dans les prochains jours.

Une citation de :Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec

Alors qu’à la fin juin, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec-Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (FIQ-SPSO) demandait la mise sous tutelle du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais, de même que la démission de sa présidente-directrice générale, Josée Filion, le ministre Dubé lui réitère sa confiance.

Je parle régulièrement à Mme Filion, elle n'a pas lâché pendant que c’était difficile. Elle travaille avec nous à trouver des solutions, soutient M. Dubé.

Selon des données ministérielles datant de la mi-juillet, 41 % des patients du Québec devant subir une chirurgie de la hanche se trouvent sur la liste d’attente depuis plus de six mois. En Outaouais, cette proportion atteint 60 %. Aucune autre région de la province ne fait pire.

L'entrée d'un hôpital vue de l'extérieur.

Depuis le 18 juillet, l’urgence de l'Hôpital de Gatineau est accessible à tous, mais seulement entre 8 h et 18 h.

Photo : Radio-Canada / Eloic Hamel

Le SPSO pas rassuré

Karine D'Auteuil, présidente par intérim du Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (SPSO) n’est pas du tout rassurée par les paroles du ministre de la Santé, surtout en ce qui concerne l’attraction de la main-d'œuvre.

On va se rappeler que les négociations de la convention collective ont commencé au début de la pandémie et, malgré la pandémie, ils ont refusé 21 % d’augmentation de salaire, par la suite ils ont refusé 12 %, pour finalement accepter 6 % d'augmentation des professionnels en soins, soutient-elle.

M. Dubé dit qu’il prend ça très au sérieux et s’en occupe personnellement, pourtant ça dure depuis plusieurs années, cette problématique, ajoute Mme D'Auteuil.

La femme accorde une entrevue à Radio-Canada, devant l'hôpital de Gatineau.

Karine D’Auteuil, la présidente par intérim, le Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (SPSO)

Photo : Radio-Canada / Patrick Louiseize

La présidente par intérim du SPSO soutient que le ministre aurait pu prévenir le manque de personnel dans les hôpitaux.

La négociation de la convention collective, c’est là qu’il aurait dû faire un geste concret pour attirer les professionnels en soins qui ont quitté pour les agences privées.

Une citation de :Karine D'Auteuil, présidente par intérim, Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais

Il a manqué le bateau encore une fois, poursuit-elle. Je ne comprends pas pourquoi il serait capable aujourd’hui d’offrir le salaire des agences privées au public, quand il y a un an et demi on demandait 21 % en augmentation et ça a été refusé.

À quand les primes pour les infirmières?

Mercredi, le premier ministre du Québec, François Legault, s’est dit prêt à sortir une nouvelle fois le chéquier pour faire revenir les infirmières dans le réseau public de la santé.

Selon les chiffres de la province, il manque encore plus de 4000 infirmières à travers le Québec. Cela met une pression énorme sur le réseau, a insisté le premier ministre, qui souligne le rattrapage à faire pour les chirurgies.

Faisant un lien avec la pandémie, M. Legault a expliqué qu'au cours des derniers mois, beaucoup de membres du personnel soignant étaient fatigués et, pour toutes sortes de raisons, ont quitté le réseau.

M. Legault s'est dit prêt à faire plus d'efforts en matière de salaire, notamment.

Selon la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) et la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ), il faut rapidement revoir à la hausse les conditions de travail pour régler la crise, notamment en mettant fin au recours systématique aux heures supplémentaires obligatoires.

Avec des informations de Stéphane Leclerc

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