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Le spectre du Match Panda plane au dessus de la Côte-de-Sable, à Ottawa

Des centaines de jeunes font la fête dans une rue d'Ottawa.

La rue Russell, dans le quartier Côte-de-Sable, bondée en marge d'un précédent Match Panda (archives)

Photo : Radio-Canada / Dominique Degré

À deux semaines du traditionnel Match Panda à Ottawa, les résidents du quartier de la Côte-de-Sable ignorent toujours quelles mesures seront mises en place pour éviter les débordements. Aujourd’hui, les autorités ne disent rien pour les rassurer.

Le match Panda entre les Gee-Gees de l’Université d’Ottawa et les Ravens de Carleton sera présenté le 2 octobre à la Place TD et l’incertitude plane toujours dans la Côte-de-Sable.

C’est qu’au fil des ans, d’importants débordements sont survenus en marge du très attendu match de football, en particulier sur l’avenue Russell, non loin de l’Université d’Ottawa.

Ce sont surtout les méfaits commis par certains fêtards qui dérangent les résidents. Dans le passé, des gens ont uriné sur des propriétés du secteur et laissé des débris derrière eux.

L’association Action Côte-de-Sable, qui représente les résidents du secteur, estime à environ 2500 le nombre de personnes présentes tous les ans dans un petit quadrilatère de ce quartier résidentiel.

Bien des familles de cette rue ont vécu ces incidents année après année. Des gens ont quitté le quartier notamment pour cette raison. On ne veut pas éliminer les fêtes d’étudiants, mais que ces fêtes soient plus contrôlées, explique le directeur général de l’association, William Milner.

Tant Action Côte-de-Sable que le conseiller municipal de Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, demandent à l’Université d’Ottawa et au Syndicat étudiant d’adopter des mesures pour réduire les débordements sur l’avenue Russell.

Moi je lance un ultimatum à l’université parce qu’on a travaillé fort ensemble. Ils ont décidé d’aller de l’avant avec le match. Parfait! Mais, ils doivent mettre en place les mesures comme on a fait en 2019, affirme le conseiller Fleury.

Mathieu Fleury, portant un manteau rouge, en entrevue.

Le conseiller municipal Mathieu Fleury

Photo : Radio-Canada

On est à deux semaines du match et on est sans confirmation de l’organisation d’un ‘’tailgate’’. L’association étudiante et l’université doivent prendre les rênes.

Une citation de :Mathieu Fleury, conseiller municipal de Rideau-Vanier

L’idée de fermer la rue et d’organiser une fête encadrée est soulevée. Puis, il y a la solution 2019, lorsque le Service de police avait augmenté de façon significative sa présence et qu’une fête de type tailgate à l’aréna du quartier a amélioré la situation.

On cherche des réponses. On veut l’organisation d’un ‘’tailgate’’ à l’aréna Côte-de-Sable et on cherche à ce que les services policiers soient alignés pour ne pas valider un événement qui est illégal sur Russell, soutient le conseiller Fleury.

L’Université d’Ottawa dit avoir un plan

L’Université d’Ottawa confirme avoir mis un plan en place un plan pour amenuiser l’impact des célébrations potentielles dans les quartiers du Glebe et de la Côte-de-Sable, mais que cette année, aucune fête du type tailgate n’aura lieu.

Des ambassadeurs déambuleront dans les rues des quartiers nommés ci-haut afin de rappeler aux partisanes et partisans les normes sanitaires en vigueur dans la province, explique la chef des relations de presse à l’Université d’Ottawa, Isabelle Mailloux.

Le Syndicat étudiant de l’Université d’Ottawa, qui est l’un des partenaires de cette journée, n’a pas répondu à notre demande d’entrevue.

Par courriel, le Service de police d’Ottawa dit être au courant de l’événement à venir et comme avec tous les événements spéciaux qui se produisent dans la ville, il travaille avec les organisateurs, les partenaires de la ville et les participants pour assurer un environnement sécuritaire et respectueux pour tous.

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